Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l'humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C'est là qu'on s'est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue
La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu'un jour sur deux
Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d'y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l'hiver
La bohème, la bohème
Ça voulait dire tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie
Souvent il m'arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d'un sein
Du galbe d'une hanche
Et ce n'est qu'au matin
Qu'on s'assayait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais ravis
Fallait-il que l'on s'aime
Et qu'on aime la vie
La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l'air du temps
Quand au hasard des jours
Je m'en vais faire un tour
A mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d'un escalier
Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts
La bohème, la bohème
On était jeunes, on était fous
La bohème, la bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout
Charles Aznavour, "La Bohème"
<
mercredi 14 octobre 2009
mercredi 16 septembre 2009
Protège-moi
C'est le malaise du moment
L'épidémie qui s'étend
La fête est finie on descend
Les pensées qui glacent la raison
Paupières baissées, visage gris
Surgissent les fantômes de notre lit
On ouvre le loquet de la grille
Du taudis qu'on appelle maison
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
Protège-moi, protège-moi {x4}
Sommes nous les jouets du destin
Souviens toi des moments divins
Planants, éclatés au matin
Et maintenant nous sommes tout seuls
Perdus les rêves de s'aimer
Le temps où on avait rien fait
Il nous reste toute une vie pour pleurer
Et maintenant nous sommes tout seuls
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
Protect me from what I want (Protège-moi, protège-moi)
Protect me from what I want (Protège-moi, protège-moi)
Protect me from what I want (Protège-moi, protège-moi)
Protect me
Protect me
Protège-moi, protège-moi
Protège-moi de mes désirs
Protège-moi, protège-moi
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
The British band Placebo, "Protège-moi"
L'épidémie qui s'étend
La fête est finie on descend
Les pensées qui glacent la raison
Paupières baissées, visage gris
Surgissent les fantômes de notre lit
On ouvre le loquet de la grille
Du taudis qu'on appelle maison
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
Protège-moi, protège-moi {x4}
Sommes nous les jouets du destin
Souviens toi des moments divins
Planants, éclatés au matin
Et maintenant nous sommes tout seuls
Perdus les rêves de s'aimer
Le temps où on avait rien fait
Il nous reste toute une vie pour pleurer
Et maintenant nous sommes tout seuls
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
Protect me from what I want (Protège-moi, protège-moi)
Protect me from what I want (Protège-moi, protège-moi)
Protect me from what I want (Protège-moi, protège-moi)
Protect me
Protect me
Protège-moi, protège-moi
Protège-moi de mes désirs
Protège-moi, protège-moi
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
The British band Placebo, "Protège-moi"
mardi 15 septembre 2009
Bientôt
Si de notre amour
Il ne restait rien
Si de notre amour fol
Nous étions orphelins
J'attendrai toujours
J'attendrai pour rien
Car vivre sans amour
Je ne le pourrai point
Si de notre amour, hélas,
il ne restait rien d'autre
qu'une goutte d'eau
Je serai là
toujours s'il le faut
Et si par malheur, hélas,
Nous n'étions l'un pour l'autre qu'un défunt duo
Je partirai bientôt
Si de notre amour
Il ne restait rien
Rien d'autre qu'un désert
Un désert sans fin
J'attendrai tous les jours
J'oublierai mon chagrin
Et j'apprendrai à vivre
Avec l'amour en moins
Si de notre amour, hélas,
il ne restait rien d'autre
qu'une goutte d'eau
Je serai là
Toujours s'il le faut
Et si par malheur, hélas,
Nous n'étions l'un pour l'autre qu'un défunt duo
Je partirai bientôt
Coralie Clément, "Bientôt"
Il ne restait rien
Si de notre amour fol
Nous étions orphelins
J'attendrai toujours
J'attendrai pour rien
Car vivre sans amour
Je ne le pourrai point
Si de notre amour, hélas,
il ne restait rien d'autre
qu'une goutte d'eau
Je serai là
toujours s'il le faut
Et si par malheur, hélas,
Nous n'étions l'un pour l'autre qu'un défunt duo
Je partirai bientôt
Si de notre amour
Il ne restait rien
Rien d'autre qu'un désert
Un désert sans fin
J'attendrai tous les jours
J'oublierai mon chagrin
Et j'apprendrai à vivre
Avec l'amour en moins
Si de notre amour, hélas,
il ne restait rien d'autre
qu'une goutte d'eau
Je serai là
Toujours s'il le faut
Et si par malheur, hélas,
Nous n'étions l'un pour l'autre qu'un défunt duo
Je partirai bientôt
Coralie Clément, "Bientôt"
jeudi 10 septembre 2009
Je n'attendais que vous
On garde un soleil
Au fond de nous
Un feu qu'on réveille
Malgré tout
Malgré les douleurs d'hier
Tout à coup on espère
Au hasard d'un jour
Pareil aux autres
On se sent moins lourd
La vie nous porte
Pour un regard de lumière
Un seul aveu à faire
Je n'attendais que vous
Je n'espérais que vous
J'ai marché si longtemps
Je viens de loin
Le monde était grand
Et long le chemin
Je n'attendais que vous
Nulle autre que vous
J'attendais votre voix
Vos soupirs
Donnez-moi votre air
Qu'enfin je respire
On garde un peu d'or
Au fond de l'âme
Mais le temps dévore
Éteint la flamme
Jusqu'à ce jour de hasard
Et soudain on repart
On remplit nos yeux
D'autres couleurs
Est-ce qu'on y voit mieux ?
Est-ce qu'on est meilleur ?
Quand tout redevient si clair
Un seul aveu à faire
Je n'attendais que vous
Je n'espérais que vous
J'ai marché si longtemps
Je viens de loin
Le monde est trop grand
Trop long le chemin
Je n'attendais que vous
Nulle autre que vous
J'attendais votre voix
Vos soupirs
Donnez-moi votre air
Qu'enfin je respire
Vous, vous
Je n'attendais que vous
Je n'espérais que vous
J'ai marché si longtemps
Je viens de loin
Le monde était grand
Le chanteur québécois Garou, "Je n'attendais que vous"
Au fond de nous
Un feu qu'on réveille
Malgré tout
Malgré les douleurs d'hier
Tout à coup on espère
Au hasard d'un jour
Pareil aux autres
On se sent moins lourd
La vie nous porte
Pour un regard de lumière
Un seul aveu à faire
Je n'attendais que vous
Je n'espérais que vous
J'ai marché si longtemps
Je viens de loin
Le monde était grand
Et long le chemin
Je n'attendais que vous
Nulle autre que vous
J'attendais votre voix
Vos soupirs
Donnez-moi votre air
Qu'enfin je respire
On garde un peu d'or
Au fond de l'âme
Mais le temps dévore
Éteint la flamme
Jusqu'à ce jour de hasard
Et soudain on repart
On remplit nos yeux
D'autres couleurs
Est-ce qu'on y voit mieux ?
Est-ce qu'on est meilleur ?
Quand tout redevient si clair
Un seul aveu à faire
Je n'attendais que vous
Je n'espérais que vous
J'ai marché si longtemps
Je viens de loin
Le monde est trop grand
Trop long le chemin
Je n'attendais que vous
Nulle autre que vous
J'attendais votre voix
Vos soupirs
Donnez-moi votre air
Qu'enfin je respire
Vous, vous
Je n'attendais que vous
Je n'espérais que vous
J'ai marché si longtemps
Je viens de loin
Le monde était grand
Le chanteur québécois Garou, "Je n'attendais que vous"
mardi 8 septembre 2009
Seme L'Amour
On va sur la lune
On fait le tour de la terre
en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire
On manipule l'atome
Pour un peu de lumière
Pour le meilleur pas le pire
Mais y'a des fuites
A Tchernobyl
Et un avion qui s'écrase dans la nuit
Oh, trop de dynamite On est si fragile
Tant de folie, aujourd'hui, dis
Sème l'Amour pour tous ceux que tu aimes
Laisse ton coeur te guider
Et tu verras dans le désert
Une fleur pousser
Sème l'Amour pour tous ceux que tu aimes
Laisse ton coeur te guider
Et tu verras même dans tes pleurs
Une étoile briller
Tu peux courir
Mais tu peux pas t'enfuir
De ce monde cinglé
Et qui pourras-tu séduire
Même avec un sourire
Si tu restes seule, paumée
Si tu te confies
Tu découvriras
Que tout finit toujours par s'arranger
Oh, peut-être que le monde
Compte sur toi
Pour le sauver, n'hésite pas et...
Sème l'Amour pour tous ceux que tu aimes
Laisse ton coeur te guider
Et tu verras dans le désert
Une fleur pousser
Sème l'Amour pour tous ceux que tu aimes
Laisse ton coeur te guider
Et tu verras même dans tes pleurs
Une étoile briller...
Seme L'Amour, Eric Vincent/James Taylor
Aujourd'Hui j'avais le plaisir de chanter avec Eric Vincent !
Il a fait un concert à Petropolis, dans le 'Colegio Ipiranga'.
Super !
On fait le tour de la terre
en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire
On manipule l'atome
Pour un peu de lumière
Pour le meilleur pas le pire
Mais y'a des fuites
A Tchernobyl
Et un avion qui s'écrase dans la nuit
Oh, trop de dynamite On est si fragile
Tant de folie, aujourd'hui, dis
Sème l'Amour pour tous ceux que tu aimes
Laisse ton coeur te guider
Et tu verras dans le désert
Une fleur pousser
Sème l'Amour pour tous ceux que tu aimes
Laisse ton coeur te guider
Et tu verras même dans tes pleurs
Une étoile briller
Tu peux courir
Mais tu peux pas t'enfuir
De ce monde cinglé
Et qui pourras-tu séduire
Même avec un sourire
Si tu restes seule, paumée
Si tu te confies
Tu découvriras
Que tout finit toujours par s'arranger
Oh, peut-être que le monde
Compte sur toi
Pour le sauver, n'hésite pas et...
Sème l'Amour pour tous ceux que tu aimes
Laisse ton coeur te guider
Et tu verras dans le désert
Une fleur pousser
Sème l'Amour pour tous ceux que tu aimes
Laisse ton coeur te guider
Et tu verras même dans tes pleurs
Une étoile briller...
Seme L'Amour, Eric Vincent/James Taylor
Aujourd'Hui j'avais le plaisir de chanter avec Eric Vincent !
Il a fait un concert à Petropolis, dans le 'Colegio Ipiranga'.
Super !
jeudi 3 septembre 2009
Des questions
Je préfère quand le spectateur sort avec des questions plutôt qu'avec des réponses.
Louis Malle
Louis Malle
lundi 24 août 2009
Le soleil donne
Tape sur nos systèmes
L'envie que tout le monde s'aime
Le soleil donne
Ce vieux désir super
Qu'on serait tous un peu frères
Le soleil donne
Le soleil donne
De l'or intelligent
Le soleil donne
La même couleur aux gens
La même couleur aux gens
Gentiment
L'envie que tout le monde s'aime
Le soleil donne
Ce vieux désir super
Qu'on serait tous u ....
Laurent Voulzy , "Le soleil donne"
L'envie que tout le monde s'aime
Le soleil donne
Ce vieux désir super
Qu'on serait tous un peu frères
Le soleil donne
Le soleil donne
De l'or intelligent
Le soleil donne
La même couleur aux gens
La même couleur aux gens
Gentiment
L'envie que tout le monde s'aime
Le soleil donne
Ce vieux désir super
Qu'on serait tous u ....
Laurent Voulzy , "Le soleil donne"
mercredi 19 août 2009
Leur plaisir sans moi
Maman, connais pas
La solitude, je n' connais que trop
Dire qu'il y en a des comme moi qui dorment bien au chaud
Hier soir, j'ai lu "Sans famille" dans le métro
Je suis d' l'Assistant
Ce et, croyez-moi, c'est bien attristant
Le monde, connais pas
Mais par ici, je connais par cœur
Si j'avais le fric, j' prendrais un billet pour ailleurs
J'ai mon vieil atlas. Quand je l'ouvre, je pleure
J'aimerais voir Istant
Bul et Bagdad et l'Afghanistan
L'amour, connais pas
L'amour physique, oui, sur l' bout des doigts !
Avec des garçons qui prenaient leur plaisir sans moi
"Tristan et Iseult" j'ai lu au moins cent fois
Je suis si triste en
Y pensant, je cherche mon Tristan
Jane Birkin, "Leur plaisir sans moi"
La solitude, je n' connais que trop
Dire qu'il y en a des comme moi qui dorment bien au chaud
Hier soir, j'ai lu "Sans famille" dans le métro
Je suis d' l'Assistant
Ce et, croyez-moi, c'est bien attristant
Le monde, connais pas
Mais par ici, je connais par cœur
Si j'avais le fric, j' prendrais un billet pour ailleurs
J'ai mon vieil atlas. Quand je l'ouvre, je pleure
J'aimerais voir Istant
Bul et Bagdad et l'Afghanistan
L'amour, connais pas
L'amour physique, oui, sur l' bout des doigts !
Avec des garçons qui prenaient leur plaisir sans moi
"Tristan et Iseult" j'ai lu au moins cent fois
Je suis si triste en
Y pensant, je cherche mon Tristan
Jane Birkin, "Leur plaisir sans moi"
lundi 17 août 2009
Comme s’il en pleuvait
Mots doux et billets de rigueur, intrigues enflammées
Comme s’il en pleuvait
Devant ma porte, prétendants et jeunes premiers
Comme s’il en pleuvait
Nuées de diamants, poèmes posés sur mon chevet
Comme s’il en pleuvait
Des présents chaque jour
Comme s’il en pleuvait
De l’amour
Comme s’il en pleuvait
A toi qui me vois, mignonne,
Main tendue, genoux fangeux
Ne prends pas garde à ma mise et sur l'heure jouons franc jeu
Jadis ici j’étais reine et les yeux de ces messieurs
Sur mon aimable personne
Se perdaient, cela t’étonne?
Layalaya
Roses trémières et jolis cœurs les soirs de premières
Comme s'il en pleuvait
Nuées de diamants, poèmes posés sur mon chevet
Comme s'il en pleuvait
Des soupirants et des atours
A en décéder, si tu savais
Comme s’il en pleuvait
Des présents chaque jour
Comme s’il en pleuvait
De l’amour
Comme s’il en pleuvait
Le désir, l’ivresse, la lune
Mignonne, tout m’était dû
Par un revers de fortune
Voilà que j’ai tout perdu
De mémoire d’homme ou d'apôtre
Qui saurait dire à présent
Que naguère comme nulle autre
Je fascinais le tout-venant
Layalaya
Mots doux et billets de rigueur, intrigues enflammées
Comme s’il en pleuvait
Devant ma porte, prétendants et jeunes premiers
Comme s’il en pleuvait
Des soupirants et des atours
A en décéder, si tu savais
Des présents chaque jour
Plus que tes doigts n’en sauraient compter
Comme s’il en pleuvait
La providence et la jeunesse ne durent jamais
Ca, je l’ai appris à mes dépens
Donne à présent
De quoi manger, mignonne
Gagne ton ciel et me sois bonne
Ma jouvencelle, ma mignonne
Layalaya, comme s'il en pleuvait....
Mayra Andrade, "Comme s’il en pleuvait"
Comme s’il en pleuvait
Devant ma porte, prétendants et jeunes premiers
Comme s’il en pleuvait
Nuées de diamants, poèmes posés sur mon chevet
Comme s’il en pleuvait
Des présents chaque jour
Comme s’il en pleuvait
De l’amour
Comme s’il en pleuvait
A toi qui me vois, mignonne,
Main tendue, genoux fangeux
Ne prends pas garde à ma mise et sur l'heure jouons franc jeu
Jadis ici j’étais reine et les yeux de ces messieurs
Sur mon aimable personne
Se perdaient, cela t’étonne?
Layalaya
Roses trémières et jolis cœurs les soirs de premières
Comme s'il en pleuvait
Nuées de diamants, poèmes posés sur mon chevet
Comme s'il en pleuvait
Des soupirants et des atours
A en décéder, si tu savais
Comme s’il en pleuvait
Des présents chaque jour
Comme s’il en pleuvait
De l’amour
Comme s’il en pleuvait
Le désir, l’ivresse, la lune
Mignonne, tout m’était dû
Par un revers de fortune
Voilà que j’ai tout perdu
De mémoire d’homme ou d'apôtre
Qui saurait dire à présent
Que naguère comme nulle autre
Je fascinais le tout-venant
Layalaya
Mots doux et billets de rigueur, intrigues enflammées
Comme s’il en pleuvait
Devant ma porte, prétendants et jeunes premiers
Comme s’il en pleuvait
Des soupirants et des atours
A en décéder, si tu savais
Des présents chaque jour
Plus que tes doigts n’en sauraient compter
Comme s’il en pleuvait
La providence et la jeunesse ne durent jamais
Ca, je l’ai appris à mes dépens
Donne à présent
De quoi manger, mignonne
Gagne ton ciel et me sois bonne
Ma jouvencelle, ma mignonne
Layalaya, comme s'il en pleuvait....
Mayra Andrade, "Comme s’il en pleuvait"
mercredi 12 août 2009
Chanson triste
Chanson juste pour toi,
Chanson un peu triste je crois,
Trois temps de mots froissées,
Quelques notes et tous mes regrets,
Tous mes regrets de nous deux,
Sont au bout de mes doigts,
Comme do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.
C'est une chanson d'amour fané,
Comme celle que tu fredonnais,
Trois fois rien de nos vies,
Trois fois rien comme cette mélodie,
Ce qu'il reste de nous deux,
Est au creux de ma voix,
Comme do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.
C'est une chanson en souvenir
pour ne pas s'oublier sans rien dire
S'oublier sans rien dire
"Chanson Triste" de la prèmiere dame Carla Bruni.
Chanson un peu triste je crois,
Trois temps de mots froissées,
Quelques notes et tous mes regrets,
Tous mes regrets de nous deux,
Sont au bout de mes doigts,
Comme do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.
C'est une chanson d'amour fané,
Comme celle que tu fredonnais,
Trois fois rien de nos vies,
Trois fois rien comme cette mélodie,
Ce qu'il reste de nous deux,
Est au creux de ma voix,
Comme do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.
C'est une chanson en souvenir
pour ne pas s'oublier sans rien dire
S'oublier sans rien dire
"Chanson Triste" de la prèmiere dame Carla Bruni.
lundi 10 août 2009
La nuit des masques
Qui êtes-vous?
Si tu m'aimes, tu dois deviner
Aujourd'hui tous les deux on se cache
Derrière nos masques
Pour se demander:
Qui êtes-vous? Dites vite!
Dis-moi à quel jeu tu m'invites
Je voudrais me fondre à ta suite
Je voudrais qu'on prenne la fuite
Moi, je vagabonde, poéte et chanteur
J'ai perdu la ronde qui mène au bonheur
Moi, je cours les routes
Je reste chez moi
L'amour me déroute
Je n'y croyais pas...
Moi, dans la fanfare
Je porte un drapeau
Modèstie à part, je joue bien du pipeau
Je suis si fragile
J'ai dix ans de trop
Je suis Colombine
Je suis Pierrot
Mais c'est Carnaval et qu'importe aujourd'hui qui tu es
Demain tout redeviendra normal
Demain tout va finir
Laissons le temps courir
Laisse au jour sa lumière
Aujourd'hui je suis ce que tu attends de moi
Si tu veux laissons faire, on verra
Peut-être que demain on se retrouvera
Peut-être que demain on se reconnaîtra...
"La nuit des masques", Elis Regina et Pierre Barouh
Si tu m'aimes, tu dois deviner
Aujourd'hui tous les deux on se cache
Derrière nos masques
Pour se demander:
Qui êtes-vous? Dites vite!
Dis-moi à quel jeu tu m'invites
Je voudrais me fondre à ta suite
Je voudrais qu'on prenne la fuite
Moi, je vagabonde, poéte et chanteur
J'ai perdu la ronde qui mène au bonheur
Moi, je cours les routes
Je reste chez moi
L'amour me déroute
Je n'y croyais pas...
Moi, dans la fanfare
Je porte un drapeau
Modèstie à part, je joue bien du pipeau
Je suis si fragile
J'ai dix ans de trop
Je suis Colombine
Je suis Pierrot
Mais c'est Carnaval et qu'importe aujourd'hui qui tu es
Demain tout redeviendra normal
Demain tout va finir
Laissons le temps courir
Laisse au jour sa lumière
Aujourd'hui je suis ce que tu attends de moi
Si tu veux laissons faire, on verra
Peut-être que demain on se retrouvera
Peut-être que demain on se reconnaîtra...
"La nuit des masques", Elis Regina et Pierre Barouh
vendredi 7 août 2009
lundi 3 août 2009
dimanche 2 août 2009
vendredi 31 juillet 2009
Belleville rendez-vous
J'veux pas finir mes jours à Tombouctou
(Tombouctou)
La peau tirée par des machines à clous
Moi je veux être fripé, triplement fripé
Frippé comme une triplette de Belleville
J'veux pas finir ma vie à Acapulco
(Acapulco)
Danser tout raide avec des gigolos
Moi je veux être tordu, triplement tordu
Balancé comme une triplette de Belleville
(Allez les filles, allons...)
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
J'veux pas finir ma vie à Singapour
(Singapour)
Jouer au dico, manger des petits fours
Moi je veux être idiot, triplement z'idiot
Gondolé comme une triplette de Belleville
J'veux pas finir ma vie à Honolulu
(Honolulu)
Chanter comme un oiseau ça n'se fait plus
Je veux ma voix brisée, triplement brisée
Swinguer comme une triplette de Belleville
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
J'voudrais finir ma vie à Katmandou
(Katmandou)
C'est bien plus doux de faire des rimes en "ou"
Mais je veux être givré, triplement givré
Swinguer comme les triplettes de Belleville
(Allez les filles...)
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
Paroles: Sylvain Chomet, Musique: Benoît Charest pour le film d'animation "Les Triplettes de Belleville"
(Tombouctou)
La peau tirée par des machines à clous
Moi je veux être fripé, triplement fripé
Frippé comme une triplette de Belleville
J'veux pas finir ma vie à Acapulco
(Acapulco)
Danser tout raide avec des gigolos
Moi je veux être tordu, triplement tordu
Balancé comme une triplette de Belleville
(Allez les filles, allons...)
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
J'veux pas finir ma vie à Singapour
(Singapour)
Jouer au dico, manger des petits fours
Moi je veux être idiot, triplement z'idiot
Gondolé comme une triplette de Belleville
J'veux pas finir ma vie à Honolulu
(Honolulu)
Chanter comme un oiseau ça n'se fait plus
Je veux ma voix brisée, triplement brisée
Swinguer comme une triplette de Belleville
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
J'voudrais finir ma vie à Katmandou
(Katmandou)
C'est bien plus doux de faire des rimes en "ou"
Mais je veux être givré, triplement givré
Swinguer comme les triplettes de Belleville
(Allez les filles...)
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
Paroles: Sylvain Chomet, Musique: Benoît Charest pour le film d'animation "Les Triplettes de Belleville"
mercredi 29 juillet 2009
Natation synchronisée
Nous avons connu les correspondantes allemandes
Et les correspondants anglais
Nous avons disputé des interclasses de hand
Et des interclasses de volley
Nous avons révisé les accords de Yalta
Juste à côté d'une robe en lin
Et nous avons mélangé Sergi Bruguera
Avec le blocus de Berlin
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Nous avons essayé le dry Schweppes pamplemousse
Milos Forman et Fassbinder
Les barquettes plastique de fish & chips à Portsmouth
Elle photographiait nos erreurs
Nous avons subi le soir du 21 juin
Des reprises de La Bombe Humaine
L'eau vive à la flûte à bec par des CM1
Just Like Heaven avenue du Maine
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Sur celle avec ta sœur dommage tu fermes les yeux
Celle-là le flash est pas parti
Là c'était l'hôtel le dernier soir à Malmö
Ca je sais même pas où c'est pris
Nous avons vu l'éclipse tout en haut d'un talus
Nous avons marché sous la pluie
Elle s'est assise un soir au fond du resto U
Par hasard j'étais là aussi
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Nos histoires d'amour sont les mêmes
La natation synchronisée
La natation synchronisée
La natation synchronisée
"Natation synchronisée", Vincent Delerm
Et les correspondants anglais
Nous avons disputé des interclasses de hand
Et des interclasses de volley
Nous avons révisé les accords de Yalta
Juste à côté d'une robe en lin
Et nous avons mélangé Sergi Bruguera
Avec le blocus de Berlin
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Nous avons essayé le dry Schweppes pamplemousse
Milos Forman et Fassbinder
Les barquettes plastique de fish & chips à Portsmouth
Elle photographiait nos erreurs
Nous avons subi le soir du 21 juin
Des reprises de La Bombe Humaine
L'eau vive à la flûte à bec par des CM1
Just Like Heaven avenue du Maine
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Sur celle avec ta sœur dommage tu fermes les yeux
Celle-là le flash est pas parti
Là c'était l'hôtel le dernier soir à Malmö
Ca je sais même pas où c'est pris
Nous avons vu l'éclipse tout en haut d'un talus
Nous avons marché sous la pluie
Elle s'est assise un soir au fond du resto U
Par hasard j'étais là aussi
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Nos histoires d'amour sont les mêmes
La natation synchronisée
La natation synchronisée
La natation synchronisée
"Natation synchronisée", Vincent Delerm
mardi 28 juillet 2009
lundi 27 juillet 2009
Tombé du ciel
Tombé du ciel à travers les nuages
Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel
Tombé du lit fauché en plein rêve
Frappé par le glaive de la sonnerie du réveil
Tombé dans l'oreille d'un sourd
Qui venait de tomber en amour la veille
D'une hôtesse de l'air fidèle
Tombée du haut d'la passerelle
Dans les bras d'un bagagiste un peu volage
Ancien tueur à gages
Comment peut-on tomber plus mal
Tombé du ciel rebelle aux louanges
Chassé par les anges du paradis originel
Tombé d'sommeil perdu connaissance
Retombé en enfance au pied du grand sapin de
Noël Voilé de mystère sous mes yeux éblouis
Par la naissance d'une étoile dans le désert
Tombée comme un météore dans les poches de Balthazar
Gaspard Melchior les trois fameux rois mages
trafiquants d'import export
Tombés en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cœur en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé à la fleur de l'âge dans l'oubli
{...}
C'est fou c'qu'on peut voir tomber
Quand on traine sur le pavé
Les yeux en l'air
La semelle battant la poussière
On voit tomber des balcons
Des ports d'fleurs des mégots
Des chanteurs de charme
Des jeunes filles en larmes
et des alpinistes amateurs
Tombés d'en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cour en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé par inadvertance amoureux
Tombé à terre pour la fille qu'on aime
Se relever indemne et retomber amoureux
Tombé sur toi tombé en pamoison
Avalé la cigue goûté le poison qui tue
L'amour encore et toujours
Jacques Higelin, "Tombé du ciel"
Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel
Tombé du lit fauché en plein rêve
Frappé par le glaive de la sonnerie du réveil
Tombé dans l'oreille d'un sourd
Qui venait de tomber en amour la veille
D'une hôtesse de l'air fidèle
Tombée du haut d'la passerelle
Dans les bras d'un bagagiste un peu volage
Ancien tueur à gages
Comment peut-on tomber plus mal
Tombé du ciel rebelle aux louanges
Chassé par les anges du paradis originel
Tombé d'sommeil perdu connaissance
Retombé en enfance au pied du grand sapin de
Noël Voilé de mystère sous mes yeux éblouis
Par la naissance d'une étoile dans le désert
Tombée comme un météore dans les poches de Balthazar
Gaspard Melchior les trois fameux rois mages
trafiquants d'import export
Tombés en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cœur en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé à la fleur de l'âge dans l'oubli
{...}
C'est fou c'qu'on peut voir tomber
Quand on traine sur le pavé
Les yeux en l'air
La semelle battant la poussière
On voit tomber des balcons
Des ports d'fleurs des mégots
Des chanteurs de charme
Des jeunes filles en larmes
et des alpinistes amateurs
Tombés d'en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cour en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé par inadvertance amoureux
Tombé à terre pour la fille qu'on aime
Se relever indemne et retomber amoureux
Tombé sur toi tombé en pamoison
Avalé la cigue goûté le poison qui tue
L'amour encore et toujours
Jacques Higelin, "Tombé du ciel"
dimanche 26 juillet 2009
La nouveauté
Nous voulons un monde nouveau et original. Nous refusons un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de périr d'ennui.
Daniel Cohn-Bendit
Daniel Cohn-Bendit
vendredi 24 juillet 2009
Les hommes naissent égaux
"Les hommes naissent égaux, dès le lendemain, ils ne le sont plus."
Jules Renard
Jules Renard
jeudi 23 juillet 2009
Enivrez-Vous
Il faut être toujours ivre.
Tout est là:
c'est l'unique question.
Pour ne pas sentir
l'horrible fardeau du Temps
qui brise vos épaules
et vous penche vers la terre,
il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi?
De vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise.
Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois,
sur les marches d'un palais,
sur l'herbe verte d'un fossé,
dans la solitude morne de votre chambre,
vous vous réveillez,
l'ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent,
à la vague,
à l'étoile,
à l'oiseau,
à l'horloge,
à tout ce qui fuit,
à tout ce qui gémit,
à tout ce qui roule,
à tout ce qui chante,
à tout ce qui parle,
demandez quelle heure il est;
et le vent,
la vague,
l'étoile,
l'oiseau,
l'horloge,
vous répondront:
"Il est l'heure de s'enivrer!
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps,
enivrez-vous;
enivrez-vous sans cesse!
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."
Charles Baudelaire, "Enivrez-Vous"
Tout est là:
c'est l'unique question.
Pour ne pas sentir
l'horrible fardeau du Temps
qui brise vos épaules
et vous penche vers la terre,
il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi?
De vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise.
Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois,
sur les marches d'un palais,
sur l'herbe verte d'un fossé,
dans la solitude morne de votre chambre,
vous vous réveillez,
l'ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent,
à la vague,
à l'étoile,
à l'oiseau,
à l'horloge,
à tout ce qui fuit,
à tout ce qui gémit,
à tout ce qui roule,
à tout ce qui chante,
à tout ce qui parle,
demandez quelle heure il est;
et le vent,
la vague,
l'étoile,
l'oiseau,
l'horloge,
vous répondront:
"Il est l'heure de s'enivrer!
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps,
enivrez-vous;
enivrez-vous sans cesse!
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."
Charles Baudelaire, "Enivrez-Vous"
mercredi 22 juillet 2009
La poésie
"Je sais que la poésie est indispensable, mais je ne sais pas à quoi."
Jean Cocteau, extrait du discours de réception à l’Académie Française
Jean Cocteau, extrait du discours de réception à l’Académie Française
mardi 21 juillet 2009
j't'emmène au vent
Allez viens, j't'emmène au vent,
je t'emmène au dessus des gens,
et je voudrais que tu te rappelles,
notre amour est éternel et pas
artificiel
je voudrais que tu te ramènes devant,
que tu sois là de temps en temps
et je voudrais que tu te rappelles
notre amour est éternel
je voudrais que tu m'appelles plus souvent,
que tu prennes parfois les devants
et je voudrais que tu te rappelles
notre amour est éternel
et pas artificiel
je voudrais que tu sois celle que j'entends
allez viens j't'emmène au dessus des gens,
et je voudrais que tu te rappelles,
notre amourette éternelle,
artificielle...
Louise Attaque, "j't'emmène au vent"
Louise Attaque est un groupe de rock français formé en 1994, originaire de Paris.
je t'emmène au dessus des gens,
et je voudrais que tu te rappelles,
notre amour est éternel et pas
artificiel
je voudrais que tu te ramènes devant,
que tu sois là de temps en temps
et je voudrais que tu te rappelles
notre amour est éternel
je voudrais que tu m'appelles plus souvent,
que tu prennes parfois les devants
et je voudrais que tu te rappelles
notre amour est éternel
et pas artificiel
je voudrais que tu sois celle que j'entends
allez viens j't'emmène au dessus des gens,
et je voudrais que tu te rappelles,
notre amourette éternelle,
artificielle...
Louise Attaque, "j't'emmène au vent"
Louise Attaque est un groupe de rock français formé en 1994, originaire de Paris.
lundi 20 juillet 2009
J'ai oublié
J'ai oublié de commencer ce texte par une belle introduction
J'ai oublié de vous préparer avant d'entrer en action
J'ai oublié de vous prévenir que je m'aperçois que dans ma vie
J'ai oublié pas mal de choses si vous voulez mon avis
J'ai oublié d'être sage, j'ai oublié d'être prudent
J'ai oublié de me ménager et je me suis cassé les dents
On m'a dit qu'on ne pouvait pas être et avoir été
Moi j'ai oublié de faire attention a moi une nuit d'été
J'ai oublié ce que c'est de courir derrière un ballon
J'ai oublié d'être fort comme Achille et son talon
J'ai oublié de remercier mes parents pour tout ce qu'ils ont fait
Mais je suis pas doué pour ce genre de trucs, c'est pas moi le fils parfait
J'ai oublié de prendre des risques dans l'ensemble de mon parcours
Et quand je regarde derrière moi, parfois j'ai le souffle court
J'ai traversé les années plus vite qu'on passe un péage
J'ai oublié de prendre le temps de voir passer les nuages
J'ai oublié d'écrire un texte sur la force de l'amitié
Qui met l'amour à l'amende dont la faiblesse me fait pitié
Y'a pas beaucoup de meufs qui m'ont vraiment fait me retourner
J'ai oublié de tomber amoureux depuis quelques années
J'ai oublié d'imaginer de quoi seront faites les années prochaines
Et quand on me parle de l'avenir, j'ai tendance à changer de chaîne
J'ai oublié de payer mon amende pour m'être garé devant la station
Tant pis pour moi, maintenant j'ai 30% de majoration
J'ai oublié de faire en sorte que ce texte soit structuré
Ca part dans tous les sens tant que ma feuille n'est pas saturée
J'ai oublié de mettre des baggys et des ensembles en peau de pêche
J'ai oublié d'avoir du style et c'est comme ça depuis la crèche
J'ai oublié de chialer depuis un sacré bout de temps
Une sorte de sécheresse ophtalmique, s'en est presque inquiétant
Je sais pas si c'est normal mais c'est vrai que pour être franc
La dernière fois que j'ai versé une larme, on achetait le pain avec des francs
Dans ces vers, j'ai oublié d'arrêter de parler de moi
J'ai oublié de m'oublier comme un premier samedi du mois
J'ai l'impression de me mettre à poil depuis bientôt un quart d'heure
Sur ce coup là j'ai oublié de garder pas mal de pudeur
J'ai oublié de croire en l'existence d'un être supérieur
J'aime pas les jeux de hasard j'ai toujours été mauvais parieur
Par ailleurs, tant mieux, car je ne pourrais pas m'empêcher
De me dépêcher de me sauver pour pas confesser mes péchés
J'ai la pêche et à cette façade, faut pas forcément te fier
J'ai pas oublié d'être un con fier qu'a du mal à se confier
J'ai oublié de me plaindre quand ça en valait la peine
J'ai oublié d'ouvrir les vannes quand la coupe était pleine
A ce putain de texte, j'ai oublié de trouver une chute
Comme un cascadeur qui saute d'un avion sans parachute
Mais chut ! Faut que je me taise, car maintenant c'est la fin...
... . A vrai dire pas tout à fait car pour l'instant j'ai encore faim
J'ai oublié d'écrire ce que je crois et ce que je pense vraiment
J'ai oublié de croire à ce que j'écris machinalement
Mais finalement c'est peut-être mieux car se rappeler c'est subir
J'ai oublié de penser qu'il était préférable de se souvenir
J'ai oublié mon flow, j'ai oublié mon stylo
J'ai oublié mon micro et j'ai oublié tous les mots
J'ai oublié des tas de sujets, vous avez compris le concept
Alors pour pas trop vous saoulez je vais m'arrêter d'un coup sec.
Le Fantastique Fabien, le 'Grand Corps Malade', "J'ai oublié"
J'ai oublié de vous préparer avant d'entrer en action
J'ai oublié de vous prévenir que je m'aperçois que dans ma vie
J'ai oublié pas mal de choses si vous voulez mon avis
J'ai oublié d'être sage, j'ai oublié d'être prudent
J'ai oublié de me ménager et je me suis cassé les dents
On m'a dit qu'on ne pouvait pas être et avoir été
Moi j'ai oublié de faire attention a moi une nuit d'été
J'ai oublié ce que c'est de courir derrière un ballon
J'ai oublié d'être fort comme Achille et son talon
J'ai oublié de remercier mes parents pour tout ce qu'ils ont fait
Mais je suis pas doué pour ce genre de trucs, c'est pas moi le fils parfait
J'ai oublié de prendre des risques dans l'ensemble de mon parcours
Et quand je regarde derrière moi, parfois j'ai le souffle court
J'ai traversé les années plus vite qu'on passe un péage
J'ai oublié de prendre le temps de voir passer les nuages
J'ai oublié d'écrire un texte sur la force de l'amitié
Qui met l'amour à l'amende dont la faiblesse me fait pitié
Y'a pas beaucoup de meufs qui m'ont vraiment fait me retourner
J'ai oublié de tomber amoureux depuis quelques années
J'ai oublié d'imaginer de quoi seront faites les années prochaines
Et quand on me parle de l'avenir, j'ai tendance à changer de chaîne
J'ai oublié de payer mon amende pour m'être garé devant la station
Tant pis pour moi, maintenant j'ai 30% de majoration
J'ai oublié de faire en sorte que ce texte soit structuré
Ca part dans tous les sens tant que ma feuille n'est pas saturée
J'ai oublié de mettre des baggys et des ensembles en peau de pêche
J'ai oublié d'avoir du style et c'est comme ça depuis la crèche
J'ai oublié de chialer depuis un sacré bout de temps
Une sorte de sécheresse ophtalmique, s'en est presque inquiétant
Je sais pas si c'est normal mais c'est vrai que pour être franc
La dernière fois que j'ai versé une larme, on achetait le pain avec des francs
Dans ces vers, j'ai oublié d'arrêter de parler de moi
J'ai oublié de m'oublier comme un premier samedi du mois
J'ai l'impression de me mettre à poil depuis bientôt un quart d'heure
Sur ce coup là j'ai oublié de garder pas mal de pudeur
J'ai oublié de croire en l'existence d'un être supérieur
J'aime pas les jeux de hasard j'ai toujours été mauvais parieur
Par ailleurs, tant mieux, car je ne pourrais pas m'empêcher
De me dépêcher de me sauver pour pas confesser mes péchés
J'ai la pêche et à cette façade, faut pas forcément te fier
J'ai pas oublié d'être un con fier qu'a du mal à se confier
J'ai oublié de me plaindre quand ça en valait la peine
J'ai oublié d'ouvrir les vannes quand la coupe était pleine
A ce putain de texte, j'ai oublié de trouver une chute
Comme un cascadeur qui saute d'un avion sans parachute
Mais chut ! Faut que je me taise, car maintenant c'est la fin...
... . A vrai dire pas tout à fait car pour l'instant j'ai encore faim
J'ai oublié d'écrire ce que je crois et ce que je pense vraiment
J'ai oublié de croire à ce que j'écris machinalement
Mais finalement c'est peut-être mieux car se rappeler c'est subir
J'ai oublié de penser qu'il était préférable de se souvenir
J'ai oublié mon flow, j'ai oublié mon stylo
J'ai oublié mon micro et j'ai oublié tous les mots
J'ai oublié des tas de sujets, vous avez compris le concept
Alors pour pas trop vous saoulez je vais m'arrêter d'un coup sec.
Le Fantastique Fabien, le 'Grand Corps Malade', "J'ai oublié"
dimanche 19 juillet 2009
jeudi 16 juillet 2009
A la lumière
Dans l'essaim nébuleux des constellations,
Ô toi qui naquis la première,
Ô nourrice des fleurs et des fruits, ô Lumière,
Blanche mère des visions,
Tu nous viens du soleil à travers les doux voiles
Des vapeurs flottantes dans l'air :
La vie alors s'anime et, sous ton frisson clair,
Sourit, ô fille des étoiles !
Salut ! car avant toi les choses n'étaient pas.
Salut ! douce ; salut ! puissante.
Salut ! de mes regards conductrice innocente
Et conseillère de mes pas.
Par toi sont les couleurs et les formes divines,
Par toi, tout ce que nous aimons.
Tu fais briller la neige à la cime des monts,
Tu charmes le bord des ravines.
Tu fais sous le ciel bleu fleurir les colibris
Dans les parfums et la rosée ;
Et la grâce décente avec toi s'est posée
Sur les choses que tu chéris.
Le matin est joyeux de tes bonnes caresses ;
Tu donnes aux nuits la douceur,
Aux bois l'ombre mouvante et la molle épaisseur
Que cherchent les jeunes tendresses.
Par toi la mer profonde a de vivantes fleurs
Et de blonds nageurs que tu dores.
Au ciel humide encore et pur, tes météores
Prêtent l'éclat des sept couleurs.
Lumière, c'est par toi que les femmes sont belles
Sous ton vêtement glorieux ;
Et tes chères clartés, en passant par leurs yeux,
Versent des délices nouvelles.
Leurs oreilles te font un trône oriental
Où tu brilles dans une gemme,
Et partout où tu luis, tu restes, toi que j'aime,
Vierge comme en ton jour natal.
Sois ma force, ô Lumière ! et puissent mes pensées,
Belles et simples comme toi,
Dans la grâce et la paix, dérouler sous ta foi
Leurs formes toujours cadencées !
Donne à mes yeux heureux de voir longtemps encor,
En une volupté sereine,
La Beauté se dressant marcher comme une reine
Sous ta chaste couronne d'or.
Et, lorsque dans son sein la Nature des choses
Formera mes destins futurs,
Reviens baigner, reviens nourrir de tes flots purs
Mes nouvelles métamorphoses.
Anatole France (1844-1924), "A la lumière"
Ô toi qui naquis la première,
Ô nourrice des fleurs et des fruits, ô Lumière,
Blanche mère des visions,
Tu nous viens du soleil à travers les doux voiles
Des vapeurs flottantes dans l'air :
La vie alors s'anime et, sous ton frisson clair,
Sourit, ô fille des étoiles !
Salut ! car avant toi les choses n'étaient pas.
Salut ! douce ; salut ! puissante.
Salut ! de mes regards conductrice innocente
Et conseillère de mes pas.
Par toi sont les couleurs et les formes divines,
Par toi, tout ce que nous aimons.
Tu fais briller la neige à la cime des monts,
Tu charmes le bord des ravines.
Tu fais sous le ciel bleu fleurir les colibris
Dans les parfums et la rosée ;
Et la grâce décente avec toi s'est posée
Sur les choses que tu chéris.
Le matin est joyeux de tes bonnes caresses ;
Tu donnes aux nuits la douceur,
Aux bois l'ombre mouvante et la molle épaisseur
Que cherchent les jeunes tendresses.
Par toi la mer profonde a de vivantes fleurs
Et de blonds nageurs que tu dores.
Au ciel humide encore et pur, tes météores
Prêtent l'éclat des sept couleurs.
Lumière, c'est par toi que les femmes sont belles
Sous ton vêtement glorieux ;
Et tes chères clartés, en passant par leurs yeux,
Versent des délices nouvelles.
Leurs oreilles te font un trône oriental
Où tu brilles dans une gemme,
Et partout où tu luis, tu restes, toi que j'aime,
Vierge comme en ton jour natal.
Sois ma force, ô Lumière ! et puissent mes pensées,
Belles et simples comme toi,
Dans la grâce et la paix, dérouler sous ta foi
Leurs formes toujours cadencées !
Donne à mes yeux heureux de voir longtemps encor,
En une volupté sereine,
La Beauté se dressant marcher comme une reine
Sous ta chaste couronne d'or.
Et, lorsque dans son sein la Nature des choses
Formera mes destins futurs,
Reviens baigner, reviens nourrir de tes flots purs
Mes nouvelles métamorphoses.
Anatole France (1844-1924), "A la lumière"
mercredi 15 juillet 2009
Mortel
Nous savons que chaque homme est mortel, mais non que l'humanité doit mourir.
Simone de Beauvoir
Simone de Beauvoir
lundi 13 juillet 2009
Le Funambule
Le funambule est un artiste de cirque, héritier des danseurs de corde des XVIIIe et XIXe siècles. Il se déplace sur un fil tendu à une certaine hauteur du sol. Pour éviter de chuter, il se munit d'un balancier, qui a généralement une forme courbe. Ainsi, le centre de gravité de l'ensemble funambule-balancier se situe au-dessous de la hauteur du fil sur lequel il repose. Ceci permet de compenser l'inclination que le clown a de basculer. Le fil-de-fériste, contrairement au funambule, évolue sur un fil d'une hauteur maximale de 3 mètres (généralement une hauteur d'homme) au-dessus du sol. Le Jultagi en est la forme coréenne traditionnelle. Quant au slackline il s'agit d'une pratique sportive où le protagoniste tente de progresser sur une sangle légèrement élastique sans aucun accessoire.
(Wikipedia.fr)
Le film "Man on Wire" ("Le Funambule") a gaigné l'Oscar 2009 du meilleur documentaire. Le film raconte sa traversée la plus celebre, entre le sommet des deux tours du World Trade Center à New York le 7 août 1974.
(Wikipedia.fr)
Le film "Man on Wire" ("Le Funambule") a gaigné l'Oscar 2009 du meilleur documentaire. Le film raconte sa traversée la plus celebre, entre le sommet des deux tours du World Trade Center à New York le 7 août 1974.
samedi 11 juillet 2009
Pourquoi voyagez-vous ?
- Pourquoi voyagez-vous ?
- Pour trouver ceux qui savent encore vivre en paix.
Ella Maillart (20 février 1903 à Genève, Suisse - 27 mars 1997 à Chandolin, Suisse) est une écrivaine, photographe, journaliste et aventurière suisse.
- Pour trouver ceux qui savent encore vivre en paix.
Ella Maillart (20 février 1903 à Genève, Suisse - 27 mars 1997 à Chandolin, Suisse) est une écrivaine, photographe, journaliste et aventurière suisse.
jeudi 9 juillet 2009
Mademoiselle chante le blues
Y'en a qui élèvent des gosses au fond des hlm
Y'en a qui roulent leurs bosses du Brésil en Ukraine
Y'en a qui font la noce du côté d'Angoulême
Et y'en a qui en peuvent plus de jouer les sex symbols
Y'en a qui vendent l'amour au fond de leur bagnole
Mademoiselle chante le blues
Soyez pas trop jalouses
Mademoiselle boit du rouge
Mademoiselle chante le blues
Y'en a huit heures par jour qui tapent sur des machines
Y'en a qui font la cour masculine féminine
Y'en a qui lèchent les bottes comme on lèche des vitrines
Et y'en a même qui font du cinéma, qu'on appellent Marilyn
Mais Marilyn Dubois s'ra jamais Norma Jean
Faut pas croire que l'talent c'est tout c'qu'on s'imagine
Elle a du gospel dans la voix et elle y croit
Y'en a qui s'font bonne soeur, avocat, pharmacienne
Y'en a qui ont tout dit quand elles ont dit je t'aime
Y'en a qui sont vieilles filles du côté d'Angoulême
Y'en a même qui jouent femmes libérées
Petit joint et gardénal qui mélangent vie en rose et image d'Epinal
Qui veulent se faire du bien sans jamais s'faire du mal
Patricia Kaas, "Mademoiselle chante le blues"
Y'en a qui roulent leurs bosses du Brésil en Ukraine
Y'en a qui font la noce du côté d'Angoulême
Et y'en a qui en peuvent plus de jouer les sex symbols
Y'en a qui vendent l'amour au fond de leur bagnole
Mademoiselle chante le blues
Soyez pas trop jalouses
Mademoiselle boit du rouge
Mademoiselle chante le blues
Y'en a huit heures par jour qui tapent sur des machines
Y'en a qui font la cour masculine féminine
Y'en a qui lèchent les bottes comme on lèche des vitrines
Et y'en a même qui font du cinéma, qu'on appellent Marilyn
Mais Marilyn Dubois s'ra jamais Norma Jean
Faut pas croire que l'talent c'est tout c'qu'on s'imagine
Elle a du gospel dans la voix et elle y croit
Y'en a qui s'font bonne soeur, avocat, pharmacienne
Y'en a qui ont tout dit quand elles ont dit je t'aime
Y'en a qui sont vieilles filles du côté d'Angoulême
Y'en a même qui jouent femmes libérées
Petit joint et gardénal qui mélangent vie en rose et image d'Epinal
Qui veulent se faire du bien sans jamais s'faire du mal
Patricia Kaas, "Mademoiselle chante le blues"
mardi 7 juillet 2009
Les fleurs du printemps
Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges.
Khalil Gibran
Khalil Gibran
lundi 6 juillet 2009
Tableau de chasse
Danse avec moi
Poupée de crinoline
Deviens ma proie
Libertine
Vierge aux abois
Va et viens
Défais-moi donc ce lit à baldaquin
Qu'en deux temps trois mouvements
L'on badine
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mise à mort
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mort
Sous mes verrous
Tu perdras ta vertu
Précieux atout
Ridicule
Sous mes yeux verts de galant
Délace-moi ce balconnet de soie
Que l'on morde enfin
Ton fruit défendu
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mise à mort
{x3:}
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mort
Danse avec moi
(Passacaille ou gavotte et rigodon)
La mazurka
(Gigue ou chaconne ou menuet)
Dans mon théâtre
(Au parfum de sang, coureur de cotillons)
De lèvres ce soir
(Je serai ton nouveau trophée)
Claire Diterzi, "Tableu de chasse"
Le vidéo est très amusant !
Poupée de crinoline
Deviens ma proie
Libertine
Vierge aux abois
Va et viens
Défais-moi donc ce lit à baldaquin
Qu'en deux temps trois mouvements
L'on badine
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mise à mort
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mort
Sous mes verrous
Tu perdras ta vertu
Précieux atout
Ridicule
Sous mes yeux verts de galant
Délace-moi ce balconnet de soie
Que l'on morde enfin
Ton fruit défendu
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mise à mort
{x3:}
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mort
Danse avec moi
(Passacaille ou gavotte et rigodon)
La mazurka
(Gigue ou chaconne ou menuet)
Dans mon théâtre
(Au parfum de sang, coureur de cotillons)
De lèvres ce soir
(Je serai ton nouveau trophée)
Claire Diterzi, "Tableu de chasse"
Le vidéo est très amusant !
dimanche 5 juillet 2009
C´est la vie
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
aucun passant ne nous renseigne
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
qui fait qu’on restera nous même
c’est la vie
c’est la vie quand même
c’est pas vilain l'Ille et Vilaine
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
anxiolytiques et café crème
la vie qui brûle nos idoles
une grue dans la cour de l'école
moi je n’oublie pas
nos premier pas
je n´oublie pas
je n´oublie pas
je n´oublie pas
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
on baigne dans son sang tout baigne
c’est la vie
c’est la vie quand même
on voudrait boire l'eau des fontaines
c’est la vie
c’est la vie bohème
la nuit qu’on préfère les enseignes
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
il est grand temps qu'on se renseigne
la vie qui brûle nos idoles
comme l'été brûle l'herbe folle
moi je n’oublie pas
nos premiers pas
je n’oublie pas non plus
le premier clash
les premiers mots crus
et cette paire de claques
sur le clic clac...clac
je cours dans les flaques
Coralie Clément, "C´est la vie"
c’est la vie qu’on mène
aucun passant ne nous renseigne
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
qui fait qu’on restera nous même
c’est la vie
c’est la vie quand même
c’est pas vilain l'Ille et Vilaine
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
anxiolytiques et café crème
la vie qui brûle nos idoles
une grue dans la cour de l'école
moi je n’oublie pas
nos premier pas
je n´oublie pas
je n´oublie pas
je n´oublie pas
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
on baigne dans son sang tout baigne
c’est la vie
c’est la vie quand même
on voudrait boire l'eau des fontaines
c’est la vie
c’est la vie bohème
la nuit qu’on préfère les enseignes
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
il est grand temps qu'on se renseigne
la vie qui brûle nos idoles
comme l'été brûle l'herbe folle
moi je n’oublie pas
nos premiers pas
je n’oublie pas non plus
le premier clash
les premiers mots crus
et cette paire de claques
sur le clic clac...clac
je cours dans les flaques
Coralie Clément, "C´est la vie"
vendredi 3 juillet 2009
Samba de mon coeur qui bat
Mon dieu que c'est lâche
Que c'est fâcheux
Quelle tragédie, quel tracas
Mon dieu que c'est vache
Mon amoureux est reparti là-bas
Mon dieu que c'est triste
Il m'aimait si peu
Moi je l'aimais tant je crois
Mon dieu tu t'en fiches
Toi tu n'as d'yeux
Que pour une autre que moi
Même si le temps passe
Je n'oublie pas
La samba
La samba des jours avec toi
La samba des jours avec toi
La samba de mon coeur qui bat
La samba
La samba des jours avec toi
La samba des jours avec toi
La samba de mon coeur qui bat
Samba de mon coeur qui bat
Mon dieu que c'est moche
C'est ennuyeux
Tu t'es joué de moi
Mon dieu que c'est cloche
De se dire adieu
Et Paris est si froid
Mon dieu si tu existes même un peu
Ramène-moi
Mon aquarelliste
Si vaniteux
Qui ne peignait que moi
Même si le temps passe
Je n'oublie pas
Coralie Clément, "Samba de mon coeur qui bat"
Elle est merveilleuse !
Que c'est fâcheux
Quelle tragédie, quel tracas
Mon dieu que c'est vache
Mon amoureux est reparti là-bas
Mon dieu que c'est triste
Il m'aimait si peu
Moi je l'aimais tant je crois
Mon dieu tu t'en fiches
Toi tu n'as d'yeux
Que pour une autre que moi
Même si le temps passe
Je n'oublie pas
La samba
La samba des jours avec toi
La samba des jours avec toi
La samba de mon coeur qui bat
La samba
La samba des jours avec toi
La samba des jours avec toi
La samba de mon coeur qui bat
Samba de mon coeur qui bat
Mon dieu que c'est moche
C'est ennuyeux
Tu t'es joué de moi
Mon dieu que c'est cloche
De se dire adieu
Et Paris est si froid
Mon dieu si tu existes même un peu
Ramène-moi
Mon aquarelliste
Si vaniteux
Qui ne peignait que moi
Même si le temps passe
Je n'oublie pas
Coralie Clément, "Samba de mon coeur qui bat"
Elle est merveilleuse !
mercredi 1 juillet 2009
mardi 30 juin 2009
lundi 29 juin 2009
dimanche 28 juin 2009
La maternité
Vénérez la maternité, le père n'est jamais qu'un hasard.
Friedrich Nietzsche, "Ainsi parlait Zarathoustra"
Friedrich Nietzsche, "Ainsi parlait Zarathoustra"
samedi 27 juin 2009
Le vent nous portera
Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien là
Le vent nous portera
Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s'il ne sert à rien va
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
La caresse et la mitraille
Et cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain
Le vent les portera
Génetique en bandouillère
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant dis ?
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins
On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient?
Le vent l'emportera
Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Noir Desire, "Le vent nous portera"
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien là
Le vent nous portera
Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s'il ne sert à rien va
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
La caresse et la mitraille
Et cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain
Le vent les portera
Génetique en bandouillère
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant dis ?
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins
On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient?
Le vent l'emportera
Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Noir Desire, "Le vent nous portera"
vendredi 26 juin 2009
Marchands d'amis
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
Antoine de Saint-Exupery, "Le Petit Prince"
Antoine de Saint-Exupery, "Le Petit Prince"
L´Artiste
L'artiste est un malade qui essaye de se soigner en créant. Mais plus il se soigne, plus il est malade. Et plus il est malade, plus il est content, vu qu'il n'a aucune envie de guérir.
Philippe Geluck
Philippe Geluck
mercredi 24 juin 2009
J'ai deux amours
On dit qu'au dela des mers
La-bas sous le ciel clair
Il existe une cite
Au sejour enchante
Et sous les grands arbres noirs
Chaque soir
Vers elle s'en va tout mon espoir
J'ai deux amours
Mon pays et Paris
Par eux toujours
Mon coeur est ravi
Manhattan est belle
Mais a quoi bon le nier
Ce qui m'ensorcelle
C'est Paris, c'est Paris tout entier
Le voir un jour
C'est mon reve joli
J'ai deux amours
Mon pays et Paris
Manhattan est belle
Mais a quoi bon le nier
Ce qui m'ensorcelle
C'est Paris, c'est Paris tout entier
Le voir un jour
C'est mon reve joli
J'ai deux amours
Mon pays et Paris
la fabuleuse Madeleine Peyroux, "J'ai deux amours"
La-bas sous le ciel clair
Il existe une cite
Au sejour enchante
Et sous les grands arbres noirs
Chaque soir
Vers elle s'en va tout mon espoir
J'ai deux amours
Mon pays et Paris
Par eux toujours
Mon coeur est ravi
Manhattan est belle
Mais a quoi bon le nier
Ce qui m'ensorcelle
C'est Paris, c'est Paris tout entier
Le voir un jour
C'est mon reve joli
J'ai deux amours
Mon pays et Paris
Manhattan est belle
Mais a quoi bon le nier
Ce qui m'ensorcelle
C'est Paris, c'est Paris tout entier
Le voir un jour
C'est mon reve joli
J'ai deux amours
Mon pays et Paris
la fabuleuse Madeleine Peyroux, "J'ai deux amours"
mardi 23 juin 2009
La débâcle des sentiments
Notre amour, faute de combattants
De guerre lasse, a déserté le camp
Drapeau blanc, nous battons en retraite
On se rend, on ne compte plus les pertes
[Refrain:]
C'est la débâcle des sentiments
C'est la déroute des faux-fuyants
Signons le pacte sans faux-semblants
On n'a plus le cœur à se battre
C'est la débâcle des sentiments
C'est la déroute des faux-fuyants
Signons le pacte sans faux-semblants
Autant en finir sur le champ
Nos soldats ont déposé les armes
Les trompettes ont joué l'adieu aux larmes
L'Armistice, on ne le fêtera pas
Pas non plus l'amour mort au combat
[au Refrain]
Sonnez trompettes, sonnez tambours
Sonnez trompettes, sonnez tambours
Trompettes, sonnez tambours
Sonnez trompettes, tambours
Sonnez, sonnez, sonnez
[au Refrain]
Sur le champ, sur le champ, sur le champ
"La débâcle des sentiments", Stanislas & Calogero
Cliquez ici pour voir la vidéo (YouTube)
De guerre lasse, a déserté le camp
Drapeau blanc, nous battons en retraite
On se rend, on ne compte plus les pertes
[Refrain:]
C'est la débâcle des sentiments
C'est la déroute des faux-fuyants
Signons le pacte sans faux-semblants
On n'a plus le cœur à se battre
C'est la débâcle des sentiments
C'est la déroute des faux-fuyants
Signons le pacte sans faux-semblants
Autant en finir sur le champ
Nos soldats ont déposé les armes
Les trompettes ont joué l'adieu aux larmes
L'Armistice, on ne le fêtera pas
Pas non plus l'amour mort au combat
[au Refrain]
Sonnez trompettes, sonnez tambours
Sonnez trompettes, sonnez tambours
Trompettes, sonnez tambours
Sonnez trompettes, tambours
Sonnez, sonnez, sonnez
[au Refrain]
Sur le champ, sur le champ, sur le champ
"La débâcle des sentiments", Stanislas & Calogero
Cliquez ici pour voir la vidéo (YouTube)
lundi 22 juin 2009
Lost
Pourras-tu le faire I'm lost...
Pourras-tu le dire
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Egaré en chemin
Tu verras le pire
Pour trouver le sud
Sans perdre le Nord
Après les certitudes
Au-delà des bords
I'm lost but I'm not stranded yet
I'm lost but I'm not stranded yet
Dans les yeux des femmes
Dans la marie-jeanne
Dans la techno-cité
Pour manipulés
Grand combat de chairs
Colline enflammée
Dans l'ombre ou la lumière
Pôle halluciné
Pour courir ventre à terre
Brouillard et fumée
Consommer consumer
Recracher de l'air
Dans le dérisoire
Dans les accessoires
Dans le feu des possibles
Au coeur de la cible
Dans la paranoïe
Dans la schizophrénie
Un maniacopéra
Pharmacopérave
I'm lost but I'm not stranded yet
I'm lost but I'm not stranded yet
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Encore une fois c'est la vie qui s'entête
Acharnée au-delà des images qu'on reflète
Chacal, charogne, shaman, sachem
Magie noire ou blanche inscrite à la Sacem
Des poumons d'or
Belphégor
Ici, maintenant, à la vie, à la mort
N'oublie pas ton sourire pour ce soir si tu sors
Un jury t'attend n'injurie pas le sort
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Dans les corridors
Sur les baies vitrées
Des insectes écrasés
qui chechaient de l'or
Dans les ministères
Dans les monastères
Dans les avalanches
Au bout de la planche
Des combats d'autorité
Des conflits d'intérêts
Des types ignifugés
Veulent ma fusée
Des désenchanteurs
Un train à quelle heure
Des pirates des corsaires
Sans aucun repaire
Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois devenir
Tu dois devenir
I'm lost but I'm not stranded yet
I'm lost but I'm not stranded yet
Noir Desir, "Lost"
Pourras-tu le dire
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Egaré en chemin
Tu verras le pire
Pour trouver le sud
Sans perdre le Nord
Après les certitudes
Au-delà des bords
I'm lost but I'm not stranded yet
I'm lost but I'm not stranded yet
Dans les yeux des femmes
Dans la marie-jeanne
Dans la techno-cité
Pour manipulés
Grand combat de chairs
Colline enflammée
Dans l'ombre ou la lumière
Pôle halluciné
Pour courir ventre à terre
Brouillard et fumée
Consommer consumer
Recracher de l'air
Dans le dérisoire
Dans les accessoires
Dans le feu des possibles
Au coeur de la cible
Dans la paranoïe
Dans la schizophrénie
Un maniacopéra
Pharmacopérave
I'm lost but I'm not stranded yet
I'm lost but I'm not stranded yet
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Encore une fois c'est la vie qui s'entête
Acharnée au-delà des images qu'on reflète
Chacal, charogne, shaman, sachem
Magie noire ou blanche inscrite à la Sacem
Des poumons d'or
Belphégor
Ici, maintenant, à la vie, à la mort
N'oublie pas ton sourire pour ce soir si tu sors
Un jury t'attend n'injurie pas le sort
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Dans les corridors
Sur les baies vitrées
Des insectes écrasés
qui chechaient de l'or
Dans les ministères
Dans les monastères
Dans les avalanches
Au bout de la planche
Des combats d'autorité
Des conflits d'intérêts
Des types ignifugés
Veulent ma fusée
Des désenchanteurs
Un train à quelle heure
Des pirates des corsaires
Sans aucun repaire
Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois devenir
Tu dois devenir
I'm lost but I'm not stranded yet
I'm lost but I'm not stranded yet
Noir Desir, "Lost"
vendredi 19 juin 2009
Angel-A
jeudi 18 juin 2009
mercredi 17 juin 2009
La vie en close
La vie en close
c'est une autre chose
C'est lui
C'est moi
C'est ça
C'est la vie des choses
qui n'ont pas
une autre choix
Paulo Leminksi, "La vie en close"
c'est une autre chose
C'est lui
C'est moi
C'est ça
C'est la vie des choses
qui n'ont pas
une autre choix
Paulo Leminksi, "La vie en close"
samedi 13 juin 2009
Le vent nous portera
Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien là
Le vent nous portera
Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s'il ne sert à rien va
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
La caresse et la mitraille
Et cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain
Le vent les portera
Génetique en bandouillère
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant dis ?
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins
On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient?
Le vent l'emportera
Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Noir Desir, "Le vent nous portera"
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien là
Le vent nous portera
Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s'il ne sert à rien va
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
La caresse et la mitraille
Et cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain
Le vent les portera
Génetique en bandouillère
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant dis ?
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins
On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient?
Le vent l'emportera
Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Noir Desir, "Le vent nous portera"
vendredi 12 juin 2009
Le renard et le petit prince
C'est alors qu'apparut le renard :
Bonjour dit le renard.
Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
Je suis là, dit la voix, sous le pommier...
Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien poli...
Je suis un renard, dit le renard.
Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta :
Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?
Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
Les hommes, dit le renard, ils sont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant !
Il élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules?
Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie créer des liens..."
Créer des liens?
Bien sûr, dit le renard. Tu n'es pas encore pour moi qu'un petit garçon tout
semblable à cent mille petits gerçons. Et je n'ai pas besoin de toi.
Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable
à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.
Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
Je commence à comprendre, dit le petit prince.
Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
C'est possible, dit le renard. On voit sur terre toutes sortes de choses...
Oh! Ce n'est pas sur terre, dit le petit prince
Le renard parut très intrigué :
Sur une autre planète?
Oui.
Il y a des chasseurs, sur cette planète-là?
Non.
Ca, c'est intéressant! Et des poules?
Non.
Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée :
Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent.
Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent.
Je m'ennuie donc un peu.
Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.
Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.
Les autres pas me font rentrer sur terre.
Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.
Et puis regarde! Tu vois là-bas, les champs de blé?
Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile.
Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste!
Mais tu as des cheveux couleur d'or.
Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé!
Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi.
Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regard longtemps le petit prince :
S'il te plaìt... apprivoise-moi, dit-il.
Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps.
J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaìtre.
On ne connaìt que les choses que l'on apprivoise, dit le renard.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaìtre.
Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.
Mais comme il n'existe point de marchands d'amis,
les hommes n'ont plus d'amis.
Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
Que faut-il faire? Dit le petit prince.
Il faut être très patient, répondit le renard.
Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe.
Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien.
Le langage est source de malentendus.
Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard.
Si tu viens, pas exemple, à quatre heures de l'après-midi, dés trois heures je
commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux.
A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur!
Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur...
Il faut des rites.
Qu'est-ce qu'un rite? Dit le petit prince.
C'est quelque chose de trop oublié, dit le renard.
C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures.
Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village.
Alors le jeudi est jour merveilleux! Je vais me promener jusqu'à la vigne.
Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous,
et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure de départ fut proche :
Ah! Dit le renard... Je pleurerai.
C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
Bien sûr, dit le renard.
Mais tu vas pleurer! Dit le petit prince.
Bien sûr, dit le renard.
J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta :
Va revoir les roses. Tu comprendras. Tu comprendras que la tienne est unique au monde.
Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses :
Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il.
Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne.
Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres.
Mais, j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous.
Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble.
Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes,
puisque c'est elle que j'ai arrosée.
Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe.
Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent.
Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles
(sauf les deux ou trois pour les papillons).
Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter,
ou même quelquefois se taire.
Puisque c'est ma rose.
Et il revient vers le renard :
Adieu, dit-il...
Adieu, dit le renard.
Voici mon secret. Il est très simple:
on ne voit bien qu'avec le coeur.
L'essentiel est invisible pour les yeux.
L'essentiel est invisible pour les yeux,
répéta le petit prince, afin de se souvenir.
C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose...
fit le petit prince, afin de se souvenir.
Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard.
Mais tu ne dois pas l'oublier.
Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.
Tu es responsable de ta rose...
Je suis responsable de ma rose...
répéta le petit prince, afin de se souvenir.
Antoine de Saint-Exupéry, "Le petit prince"
Bonjour dit le renard.
Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
Je suis là, dit la voix, sous le pommier...
Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien poli...
Je suis un renard, dit le renard.
Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta :
Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?
Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
Les hommes, dit le renard, ils sont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant !
Il élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules?
Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie créer des liens..."
Créer des liens?
Bien sûr, dit le renard. Tu n'es pas encore pour moi qu'un petit garçon tout
semblable à cent mille petits gerçons. Et je n'ai pas besoin de toi.
Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable
à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.
Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
Je commence à comprendre, dit le petit prince.
Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
C'est possible, dit le renard. On voit sur terre toutes sortes de choses...
Oh! Ce n'est pas sur terre, dit le petit prince
Le renard parut très intrigué :
Sur une autre planète?
Oui.
Il y a des chasseurs, sur cette planète-là?
Non.
Ca, c'est intéressant! Et des poules?
Non.
Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée :
Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent.
Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent.
Je m'ennuie donc un peu.
Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.
Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.
Les autres pas me font rentrer sur terre.
Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.
Et puis regarde! Tu vois là-bas, les champs de blé?
Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile.
Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste!
Mais tu as des cheveux couleur d'or.
Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé!
Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi.
Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regard longtemps le petit prince :
S'il te plaìt... apprivoise-moi, dit-il.
Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps.
J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaìtre.
On ne connaìt que les choses que l'on apprivoise, dit le renard.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaìtre.
Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.
Mais comme il n'existe point de marchands d'amis,
les hommes n'ont plus d'amis.
Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
Que faut-il faire? Dit le petit prince.
Il faut être très patient, répondit le renard.
Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe.
Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien.
Le langage est source de malentendus.
Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard.
Si tu viens, pas exemple, à quatre heures de l'après-midi, dés trois heures je
commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux.
A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur!
Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur...
Il faut des rites.
Qu'est-ce qu'un rite? Dit le petit prince.
C'est quelque chose de trop oublié, dit le renard.
C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures.
Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village.
Alors le jeudi est jour merveilleux! Je vais me promener jusqu'à la vigne.
Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous,
et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure de départ fut proche :
Ah! Dit le renard... Je pleurerai.
C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
Bien sûr, dit le renard.
Mais tu vas pleurer! Dit le petit prince.
Bien sûr, dit le renard.
J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta :
Va revoir les roses. Tu comprendras. Tu comprendras que la tienne est unique au monde.
Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses :
Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il.
Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne.
Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres.
Mais, j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous.
Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble.
Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes,
puisque c'est elle que j'ai arrosée.
Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe.
Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent.
Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles
(sauf les deux ou trois pour les papillons).
Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter,
ou même quelquefois se taire.
Puisque c'est ma rose.
Et il revient vers le renard :
Adieu, dit-il...
Adieu, dit le renard.
Voici mon secret. Il est très simple:
on ne voit bien qu'avec le coeur.
L'essentiel est invisible pour les yeux.
L'essentiel est invisible pour les yeux,
répéta le petit prince, afin de se souvenir.
C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose...
fit le petit prince, afin de se souvenir.
Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard.
Mais tu ne dois pas l'oublier.
Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.
Tu es responsable de ta rose...
Je suis responsable de ma rose...
répéta le petit prince, afin de se souvenir.
Antoine de Saint-Exupéry, "Le petit prince"
mercredi 10 juin 2009
L'amour c'est comme un jour
Le soleil brille à pleins feux
Mais je ne vois que tes yeux
La blancheur de ton corps nu
Devant mes mains éperdues
Viens, ne laisse pas s'enfuir
Les matins brodés d'amour
Viens, ne laisse pas mourir
Les printemps, nos plaisirs
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour de soleil en ripaille
Et de lune en chamaille
Et de pluie en bataille
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour d'un infini sourire
Une infinie tendresse
Une infinie caresse
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va mon amour
Notre été s'en est allé
Et tes yeux m'ont oublié
Te souviens-tu de ces jours
Où nos cœurs parlaient d'amour
Nous n'avons pu retenir
Que des lambeaux de bonheur
S'il n'y a plus d'avenir
Il nous reste un souvenir
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour de soleil en ripaille
Et de lune en chamaille
Et de pluie en bataille
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour d'un infini sourire
Une infinie tendresse
Une infinie caresse
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va mon amour
Charles Aznavour, "l'amour c'est comme un jour"
Mais je ne vois que tes yeux
La blancheur de ton corps nu
Devant mes mains éperdues
Viens, ne laisse pas s'enfuir
Les matins brodés d'amour
Viens, ne laisse pas mourir
Les printemps, nos plaisirs
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour de soleil en ripaille
Et de lune en chamaille
Et de pluie en bataille
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour d'un infini sourire
Une infinie tendresse
Une infinie caresse
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va mon amour
Notre été s'en est allé
Et tes yeux m'ont oublié
Te souviens-tu de ces jours
Où nos cœurs parlaient d'amour
Nous n'avons pu retenir
Que des lambeaux de bonheur
S'il n'y a plus d'avenir
Il nous reste un souvenir
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour de soleil en ripaille
Et de lune en chamaille
Et de pluie en bataille
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour d'un infini sourire
Une infinie tendresse
Une infinie caresse
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va mon amour
Charles Aznavour, "l'amour c'est comme un jour"
L'étranger
Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est restée jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages. Les nuages qui passent... là-bas...là-bas les merveilleux nuages !
Charles Baudelaire, "L'étranger"
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est restée jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages. Les nuages qui passent... là-bas...là-bas les merveilleux nuages !
Charles Baudelaire, "L'étranger"
mardi 9 juin 2009
Et la mer et l'amour
Et la mer et l'amour ont l'amour pour partage
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour bearceu,
Le feu sort de l'amour, sa mére sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes
Pierre de Marbeuf, Oeuvres complètes
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour bearceu,
Le feu sort de l'amour, sa mére sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes
Pierre de Marbeuf, Oeuvres complètes
lundi 8 juin 2009
Rencontres
Le Slam est la nouvelle forme de poésie contemporaine. Fabien Marsaud, connu sous le nom de scène de Grand Corps Malade, est un auteur et slameur français né le 31 juillet 1977.
C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie
Evidemment j'étais pas tout seul, j'avais envie d'faire connaissance
Y'avait un tas d'personnes et personne marchait dans l'même sens
Alors j'continuais tout droit mais un doute s'est installé
Je savais pas c'que j'foutais là, encore moins où j'devais aller
Mais en ch'min au fil du temps j'ai fait des sacrées rencontres
Des trucs impressionants, faut absolument qu'j'vous raconte
Ces personnages que j'ai croisé c'est pas vraiment des êtres humains
Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main
Tout d'abord sur mon parcours j'ai rencontré l'innocence
Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérience
On a marché un p'tit moment, moins longtemps que c'que j'aurais cru
J'ai rencontré d'autres éléments et l'innocence a disparue
Un moment sur mon ch'min, j'ai rencontré le sport
Un mec physique, un peu grande gueule mais auprès d'qui tu d'viens fort
Pour des raisons techniques on a du s'quitter c'était dur
Mais finalement c'est bien comme ça, puis l'sport ça donne des courbatures
J'ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieux
Elle prétendait qu'avec les mots on pouvait traverser les cieux
J'lui ai dit j't'ai d'jà croisée et franchement tu vaux pas l'coup
On m'a parlé d'toi à l'école et t'avais l'air vraiment relou
Mais la poésie a insisté et m'a rattrapé sous d'autres formes
J'ai compris qu'elle était cool et qu'on pouvait braver ses normes
J'lui ai d'mandé tu penses qu'on peux vivre ensemble ? J'crois qu'j'suis accroc
Elle m'a dit t'inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent trop
Puis j'ai rencontré la détresse et franchement elle m'a saoulé
On a discuté vite fait mais rapidement je l'ai r'foulée
Elle a plein d'certitudes sous ses grands airs plein d'tension
Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d'conversations
Un moment sur ma route j'ai rencontré l'amour
J'lui ai dit tient tu tombes bien, j'veux t'parler d'puis toujours
Dans l'absolu t'es une bonne idée mais dans les faits c'est un peu nul
Tu pars en couille une fois sur deux faudrait qu'tu r'travaille ta formule
L'amour m'a dit écoute petit ça fait des siècles que j'fais mon taff
Alors tu m'parles sur un autre ton si tu veux pas t'manger des baffes
Moi j'veux bien être gentille mais faut qu'chacun y mette du sien
Les humains n'font aucun effort et moi j'suis pas un magicien
On s'est embrouillé un p'tit moment et c'est là qu'j'me suis rendu compte
Que l'amour était sympa mais que quand même il s'la raconte
Puis il m'a dit qu'il d'vait partir, il avait des rendez-vous par centaine
Que ce soir il d'vait diner chez sa d'mi-soeur : la haine
Avant d'partir j'ai pas bien compris, il m'a conseillé d'y croire toujours
Puis s'est éloigné sans s'retourner, c'était mes derniers mots d'amour
J'suis content d'l'avoir connu, ça j'l'ai bien réalisé
Et je sais qu'un d'ces quatre on s'ra amené à s'recroiser
Un peu plu stard sur mon ch'min j'ai rencontré la tendresse
Ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse
Un peu plus tard sur mon ch'min j'ai rencontré la nostalgie
La fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie
Assez tôt sur mon parcours j'avais rencontré l'amitié
Et jusqu'à c'jour, elle marche toujours à mes côtés
Avec elle j'ma tape des barres et on connait pas la routine
Maintenant c'est sûr, l'amitié, c'est vraiment ma meilleure copine
J'ai rencontré l'avenir mais il est resté très mystérieux
Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
Pas moyen d'mieux l'connaitre, il m'a laissé aucune piste
Je sais pas à quoi il r'semble mais au moins j'sais qu'il existe
J'ai rencontré quelques peines, j'ai rencontré beaucoup d'joie
C'est parfois une question d'chance, souvent une histoire de choix
J'suis pas au bout d'mes surprises, là d'sus y'a aucun doute
Et tous les jours je continue d'apprendre les codes de ma route
C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virage, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie.
Grand Corps Malade, "Rencontres"
C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie
Evidemment j'étais pas tout seul, j'avais envie d'faire connaissance
Y'avait un tas d'personnes et personne marchait dans l'même sens
Alors j'continuais tout droit mais un doute s'est installé
Je savais pas c'que j'foutais là, encore moins où j'devais aller
Mais en ch'min au fil du temps j'ai fait des sacrées rencontres
Des trucs impressionants, faut absolument qu'j'vous raconte
Ces personnages que j'ai croisé c'est pas vraiment des êtres humains
Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main
Tout d'abord sur mon parcours j'ai rencontré l'innocence
Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérience
On a marché un p'tit moment, moins longtemps que c'que j'aurais cru
J'ai rencontré d'autres éléments et l'innocence a disparue
Un moment sur mon ch'min, j'ai rencontré le sport
Un mec physique, un peu grande gueule mais auprès d'qui tu d'viens fort
Pour des raisons techniques on a du s'quitter c'était dur
Mais finalement c'est bien comme ça, puis l'sport ça donne des courbatures
J'ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieux
Elle prétendait qu'avec les mots on pouvait traverser les cieux
J'lui ai dit j't'ai d'jà croisée et franchement tu vaux pas l'coup
On m'a parlé d'toi à l'école et t'avais l'air vraiment relou
Mais la poésie a insisté et m'a rattrapé sous d'autres formes
J'ai compris qu'elle était cool et qu'on pouvait braver ses normes
J'lui ai d'mandé tu penses qu'on peux vivre ensemble ? J'crois qu'j'suis accroc
Elle m'a dit t'inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent trop
Puis j'ai rencontré la détresse et franchement elle m'a saoulé
On a discuté vite fait mais rapidement je l'ai r'foulée
Elle a plein d'certitudes sous ses grands airs plein d'tension
Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d'conversations
Un moment sur ma route j'ai rencontré l'amour
J'lui ai dit tient tu tombes bien, j'veux t'parler d'puis toujours
Dans l'absolu t'es une bonne idée mais dans les faits c'est un peu nul
Tu pars en couille une fois sur deux faudrait qu'tu r'travaille ta formule
L'amour m'a dit écoute petit ça fait des siècles que j'fais mon taff
Alors tu m'parles sur un autre ton si tu veux pas t'manger des baffes
Moi j'veux bien être gentille mais faut qu'chacun y mette du sien
Les humains n'font aucun effort et moi j'suis pas un magicien
On s'est embrouillé un p'tit moment et c'est là qu'j'me suis rendu compte
Que l'amour était sympa mais que quand même il s'la raconte
Puis il m'a dit qu'il d'vait partir, il avait des rendez-vous par centaine
Que ce soir il d'vait diner chez sa d'mi-soeur : la haine
Avant d'partir j'ai pas bien compris, il m'a conseillé d'y croire toujours
Puis s'est éloigné sans s'retourner, c'était mes derniers mots d'amour
J'suis content d'l'avoir connu, ça j'l'ai bien réalisé
Et je sais qu'un d'ces quatre on s'ra amené à s'recroiser
Un peu plu stard sur mon ch'min j'ai rencontré la tendresse
Ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse
Un peu plus tard sur mon ch'min j'ai rencontré la nostalgie
La fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie
Assez tôt sur mon parcours j'avais rencontré l'amitié
Et jusqu'à c'jour, elle marche toujours à mes côtés
Avec elle j'ma tape des barres et on connait pas la routine
Maintenant c'est sûr, l'amitié, c'est vraiment ma meilleure copine
J'ai rencontré l'avenir mais il est resté très mystérieux
Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
Pas moyen d'mieux l'connaitre, il m'a laissé aucune piste
Je sais pas à quoi il r'semble mais au moins j'sais qu'il existe
J'ai rencontré quelques peines, j'ai rencontré beaucoup d'joie
C'est parfois une question d'chance, souvent une histoire de choix
J'suis pas au bout d'mes surprises, là d'sus y'a aucun doute
Et tous les jours je continue d'apprendre les codes de ma route
C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virage, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie.
Grand Corps Malade, "Rencontres"
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