J'veux pas finir mes jours à Tombouctou
(Tombouctou)
La peau tirée par des machines à clous
Moi je veux être fripé, triplement fripé
Frippé comme une triplette de Belleville
J'veux pas finir ma vie à Acapulco
(Acapulco)
Danser tout raide avec des gigolos
Moi je veux être tordu, triplement tordu
Balancé comme une triplette de Belleville
(Allez les filles, allons...)
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
J'veux pas finir ma vie à Singapour
(Singapour)
Jouer au dico, manger des petits fours
Moi je veux être idiot, triplement z'idiot
Gondolé comme une triplette de Belleville
J'veux pas finir ma vie à Honolulu
(Honolulu)
Chanter comme un oiseau ça n'se fait plus
Je veux ma voix brisée, triplement brisée
Swinguer comme une triplette de Belleville
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
J'voudrais finir ma vie à Katmandou
(Katmandou)
C'est bien plus doux de faire des rimes en "ou"
Mais je veux être givré, triplement givré
Swinguer comme les triplettes de Belleville
(Allez les filles...)
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
Swinging Belleville rendez-vous
Marathon dancing doum dilou
Vaudou cancan, balais tabou
Au Belleville swinging rendez-vous
Paroles: Sylvain Chomet, Musique: Benoît Charest pour le film d'animation "Les Triplettes de Belleville"
vendredi 31 juillet 2009
mercredi 29 juillet 2009
Natation synchronisée
Nous avons connu les correspondantes allemandes
Et les correspondants anglais
Nous avons disputé des interclasses de hand
Et des interclasses de volley
Nous avons révisé les accords de Yalta
Juste à côté d'une robe en lin
Et nous avons mélangé Sergi Bruguera
Avec le blocus de Berlin
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Nous avons essayé le dry Schweppes pamplemousse
Milos Forman et Fassbinder
Les barquettes plastique de fish & chips à Portsmouth
Elle photographiait nos erreurs
Nous avons subi le soir du 21 juin
Des reprises de La Bombe Humaine
L'eau vive à la flûte à bec par des CM1
Just Like Heaven avenue du Maine
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Sur celle avec ta sœur dommage tu fermes les yeux
Celle-là le flash est pas parti
Là c'était l'hôtel le dernier soir à Malmö
Ca je sais même pas où c'est pris
Nous avons vu l'éclipse tout en haut d'un talus
Nous avons marché sous la pluie
Elle s'est assise un soir au fond du resto U
Par hasard j'étais là aussi
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Nos histoires d'amour sont les mêmes
La natation synchronisée
La natation synchronisée
La natation synchronisée
"Natation synchronisée", Vincent Delerm
Et les correspondants anglais
Nous avons disputé des interclasses de hand
Et des interclasses de volley
Nous avons révisé les accords de Yalta
Juste à côté d'une robe en lin
Et nous avons mélangé Sergi Bruguera
Avec le blocus de Berlin
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Nous avons essayé le dry Schweppes pamplemousse
Milos Forman et Fassbinder
Les barquettes plastique de fish & chips à Portsmouth
Elle photographiait nos erreurs
Nous avons subi le soir du 21 juin
Des reprises de La Bombe Humaine
L'eau vive à la flûte à bec par des CM1
Just Like Heaven avenue du Maine
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Sur celle avec ta sœur dommage tu fermes les yeux
Celle-là le flash est pas parti
Là c'était l'hôtel le dernier soir à Malmö
Ca je sais même pas où c'est pris
Nous avons vu l'éclipse tout en haut d'un talus
Nous avons marché sous la pluie
Elle s'est assise un soir au fond du resto U
Par hasard j'étais là aussi
Nos histoires d'amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l'asphalte
Qu'un ballet d'Holiday on Ice
Nos histoires d'amour sont les mêmes
La natation synchronisée
La natation synchronisée
La natation synchronisée
"Natation synchronisée", Vincent Delerm
mardi 28 juillet 2009
lundi 27 juillet 2009
Tombé du ciel
Tombé du ciel à travers les nuages
Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel
Tombé du lit fauché en plein rêve
Frappé par le glaive de la sonnerie du réveil
Tombé dans l'oreille d'un sourd
Qui venait de tomber en amour la veille
D'une hôtesse de l'air fidèle
Tombée du haut d'la passerelle
Dans les bras d'un bagagiste un peu volage
Ancien tueur à gages
Comment peut-on tomber plus mal
Tombé du ciel rebelle aux louanges
Chassé par les anges du paradis originel
Tombé d'sommeil perdu connaissance
Retombé en enfance au pied du grand sapin de
Noël Voilé de mystère sous mes yeux éblouis
Par la naissance d'une étoile dans le désert
Tombée comme un météore dans les poches de Balthazar
Gaspard Melchior les trois fameux rois mages
trafiquants d'import export
Tombés en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cœur en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé à la fleur de l'âge dans l'oubli
{...}
C'est fou c'qu'on peut voir tomber
Quand on traine sur le pavé
Les yeux en l'air
La semelle battant la poussière
On voit tomber des balcons
Des ports d'fleurs des mégots
Des chanteurs de charme
Des jeunes filles en larmes
et des alpinistes amateurs
Tombés d'en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cour en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé par inadvertance amoureux
Tombé à terre pour la fille qu'on aime
Se relever indemne et retomber amoureux
Tombé sur toi tombé en pamoison
Avalé la cigue goûté le poison qui tue
L'amour encore et toujours
Jacques Higelin, "Tombé du ciel"
Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel
Tombé du lit fauché en plein rêve
Frappé par le glaive de la sonnerie du réveil
Tombé dans l'oreille d'un sourd
Qui venait de tomber en amour la veille
D'une hôtesse de l'air fidèle
Tombée du haut d'la passerelle
Dans les bras d'un bagagiste un peu volage
Ancien tueur à gages
Comment peut-on tomber plus mal
Tombé du ciel rebelle aux louanges
Chassé par les anges du paradis originel
Tombé d'sommeil perdu connaissance
Retombé en enfance au pied du grand sapin de
Noël Voilé de mystère sous mes yeux éblouis
Par la naissance d'une étoile dans le désert
Tombée comme un météore dans les poches de Balthazar
Gaspard Melchior les trois fameux rois mages
trafiquants d'import export
Tombés en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cœur en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé à la fleur de l'âge dans l'oubli
{...}
C'est fou c'qu'on peut voir tomber
Quand on traine sur le pavé
Les yeux en l'air
La semelle battant la poussière
On voit tomber des balcons
Des ports d'fleurs des mégots
Des chanteurs de charme
Des jeunes filles en larmes
et des alpinistes amateurs
Tombés d'en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cour en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé par inadvertance amoureux
Tombé à terre pour la fille qu'on aime
Se relever indemne et retomber amoureux
Tombé sur toi tombé en pamoison
Avalé la cigue goûté le poison qui tue
L'amour encore et toujours
Jacques Higelin, "Tombé du ciel"
dimanche 26 juillet 2009
La nouveauté
Nous voulons un monde nouveau et original. Nous refusons un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de périr d'ennui.
Daniel Cohn-Bendit
Daniel Cohn-Bendit
vendredi 24 juillet 2009
Les hommes naissent égaux
"Les hommes naissent égaux, dès le lendemain, ils ne le sont plus."
Jules Renard
Jules Renard
jeudi 23 juillet 2009
Enivrez-Vous
Il faut être toujours ivre.
Tout est là:
c'est l'unique question.
Pour ne pas sentir
l'horrible fardeau du Temps
qui brise vos épaules
et vous penche vers la terre,
il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi?
De vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise.
Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois,
sur les marches d'un palais,
sur l'herbe verte d'un fossé,
dans la solitude morne de votre chambre,
vous vous réveillez,
l'ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent,
à la vague,
à l'étoile,
à l'oiseau,
à l'horloge,
à tout ce qui fuit,
à tout ce qui gémit,
à tout ce qui roule,
à tout ce qui chante,
à tout ce qui parle,
demandez quelle heure il est;
et le vent,
la vague,
l'étoile,
l'oiseau,
l'horloge,
vous répondront:
"Il est l'heure de s'enivrer!
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps,
enivrez-vous;
enivrez-vous sans cesse!
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."
Charles Baudelaire, "Enivrez-Vous"
Tout est là:
c'est l'unique question.
Pour ne pas sentir
l'horrible fardeau du Temps
qui brise vos épaules
et vous penche vers la terre,
il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi?
De vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise.
Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois,
sur les marches d'un palais,
sur l'herbe verte d'un fossé,
dans la solitude morne de votre chambre,
vous vous réveillez,
l'ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent,
à la vague,
à l'étoile,
à l'oiseau,
à l'horloge,
à tout ce qui fuit,
à tout ce qui gémit,
à tout ce qui roule,
à tout ce qui chante,
à tout ce qui parle,
demandez quelle heure il est;
et le vent,
la vague,
l'étoile,
l'oiseau,
l'horloge,
vous répondront:
"Il est l'heure de s'enivrer!
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps,
enivrez-vous;
enivrez-vous sans cesse!
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."
Charles Baudelaire, "Enivrez-Vous"
mercredi 22 juillet 2009
La poésie
"Je sais que la poésie est indispensable, mais je ne sais pas à quoi."
Jean Cocteau, extrait du discours de réception à l’Académie Française
Jean Cocteau, extrait du discours de réception à l’Académie Française
mardi 21 juillet 2009
j't'emmène au vent
Allez viens, j't'emmène au vent,
je t'emmène au dessus des gens,
et je voudrais que tu te rappelles,
notre amour est éternel et pas
artificiel
je voudrais que tu te ramènes devant,
que tu sois là de temps en temps
et je voudrais que tu te rappelles
notre amour est éternel
je voudrais que tu m'appelles plus souvent,
que tu prennes parfois les devants
et je voudrais que tu te rappelles
notre amour est éternel
et pas artificiel
je voudrais que tu sois celle que j'entends
allez viens j't'emmène au dessus des gens,
et je voudrais que tu te rappelles,
notre amourette éternelle,
artificielle...
Louise Attaque, "j't'emmène au vent"
Louise Attaque est un groupe de rock français formé en 1994, originaire de Paris.
je t'emmène au dessus des gens,
et je voudrais que tu te rappelles,
notre amour est éternel et pas
artificiel
je voudrais que tu te ramènes devant,
que tu sois là de temps en temps
et je voudrais que tu te rappelles
notre amour est éternel
je voudrais que tu m'appelles plus souvent,
que tu prennes parfois les devants
et je voudrais que tu te rappelles
notre amour est éternel
et pas artificiel
je voudrais que tu sois celle que j'entends
allez viens j't'emmène au dessus des gens,
et je voudrais que tu te rappelles,
notre amourette éternelle,
artificielle...
Louise Attaque, "j't'emmène au vent"
Louise Attaque est un groupe de rock français formé en 1994, originaire de Paris.
lundi 20 juillet 2009
J'ai oublié
J'ai oublié de commencer ce texte par une belle introduction
J'ai oublié de vous préparer avant d'entrer en action
J'ai oublié de vous prévenir que je m'aperçois que dans ma vie
J'ai oublié pas mal de choses si vous voulez mon avis
J'ai oublié d'être sage, j'ai oublié d'être prudent
J'ai oublié de me ménager et je me suis cassé les dents
On m'a dit qu'on ne pouvait pas être et avoir été
Moi j'ai oublié de faire attention a moi une nuit d'été
J'ai oublié ce que c'est de courir derrière un ballon
J'ai oublié d'être fort comme Achille et son talon
J'ai oublié de remercier mes parents pour tout ce qu'ils ont fait
Mais je suis pas doué pour ce genre de trucs, c'est pas moi le fils parfait
J'ai oublié de prendre des risques dans l'ensemble de mon parcours
Et quand je regarde derrière moi, parfois j'ai le souffle court
J'ai traversé les années plus vite qu'on passe un péage
J'ai oublié de prendre le temps de voir passer les nuages
J'ai oublié d'écrire un texte sur la force de l'amitié
Qui met l'amour à l'amende dont la faiblesse me fait pitié
Y'a pas beaucoup de meufs qui m'ont vraiment fait me retourner
J'ai oublié de tomber amoureux depuis quelques années
J'ai oublié d'imaginer de quoi seront faites les années prochaines
Et quand on me parle de l'avenir, j'ai tendance à changer de chaîne
J'ai oublié de payer mon amende pour m'être garé devant la station
Tant pis pour moi, maintenant j'ai 30% de majoration
J'ai oublié de faire en sorte que ce texte soit structuré
Ca part dans tous les sens tant que ma feuille n'est pas saturée
J'ai oublié de mettre des baggys et des ensembles en peau de pêche
J'ai oublié d'avoir du style et c'est comme ça depuis la crèche
J'ai oublié de chialer depuis un sacré bout de temps
Une sorte de sécheresse ophtalmique, s'en est presque inquiétant
Je sais pas si c'est normal mais c'est vrai que pour être franc
La dernière fois que j'ai versé une larme, on achetait le pain avec des francs
Dans ces vers, j'ai oublié d'arrêter de parler de moi
J'ai oublié de m'oublier comme un premier samedi du mois
J'ai l'impression de me mettre à poil depuis bientôt un quart d'heure
Sur ce coup là j'ai oublié de garder pas mal de pudeur
J'ai oublié de croire en l'existence d'un être supérieur
J'aime pas les jeux de hasard j'ai toujours été mauvais parieur
Par ailleurs, tant mieux, car je ne pourrais pas m'empêcher
De me dépêcher de me sauver pour pas confesser mes péchés
J'ai la pêche et à cette façade, faut pas forcément te fier
J'ai pas oublié d'être un con fier qu'a du mal à se confier
J'ai oublié de me plaindre quand ça en valait la peine
J'ai oublié d'ouvrir les vannes quand la coupe était pleine
A ce putain de texte, j'ai oublié de trouver une chute
Comme un cascadeur qui saute d'un avion sans parachute
Mais chut ! Faut que je me taise, car maintenant c'est la fin...
... . A vrai dire pas tout à fait car pour l'instant j'ai encore faim
J'ai oublié d'écrire ce que je crois et ce que je pense vraiment
J'ai oublié de croire à ce que j'écris machinalement
Mais finalement c'est peut-être mieux car se rappeler c'est subir
J'ai oublié de penser qu'il était préférable de se souvenir
J'ai oublié mon flow, j'ai oublié mon stylo
J'ai oublié mon micro et j'ai oublié tous les mots
J'ai oublié des tas de sujets, vous avez compris le concept
Alors pour pas trop vous saoulez je vais m'arrêter d'un coup sec.
Le Fantastique Fabien, le 'Grand Corps Malade', "J'ai oublié"
J'ai oublié de vous préparer avant d'entrer en action
J'ai oublié de vous prévenir que je m'aperçois que dans ma vie
J'ai oublié pas mal de choses si vous voulez mon avis
J'ai oublié d'être sage, j'ai oublié d'être prudent
J'ai oublié de me ménager et je me suis cassé les dents
On m'a dit qu'on ne pouvait pas être et avoir été
Moi j'ai oublié de faire attention a moi une nuit d'été
J'ai oublié ce que c'est de courir derrière un ballon
J'ai oublié d'être fort comme Achille et son talon
J'ai oublié de remercier mes parents pour tout ce qu'ils ont fait
Mais je suis pas doué pour ce genre de trucs, c'est pas moi le fils parfait
J'ai oublié de prendre des risques dans l'ensemble de mon parcours
Et quand je regarde derrière moi, parfois j'ai le souffle court
J'ai traversé les années plus vite qu'on passe un péage
J'ai oublié de prendre le temps de voir passer les nuages
J'ai oublié d'écrire un texte sur la force de l'amitié
Qui met l'amour à l'amende dont la faiblesse me fait pitié
Y'a pas beaucoup de meufs qui m'ont vraiment fait me retourner
J'ai oublié de tomber amoureux depuis quelques années
J'ai oublié d'imaginer de quoi seront faites les années prochaines
Et quand on me parle de l'avenir, j'ai tendance à changer de chaîne
J'ai oublié de payer mon amende pour m'être garé devant la station
Tant pis pour moi, maintenant j'ai 30% de majoration
J'ai oublié de faire en sorte que ce texte soit structuré
Ca part dans tous les sens tant que ma feuille n'est pas saturée
J'ai oublié de mettre des baggys et des ensembles en peau de pêche
J'ai oublié d'avoir du style et c'est comme ça depuis la crèche
J'ai oublié de chialer depuis un sacré bout de temps
Une sorte de sécheresse ophtalmique, s'en est presque inquiétant
Je sais pas si c'est normal mais c'est vrai que pour être franc
La dernière fois que j'ai versé une larme, on achetait le pain avec des francs
Dans ces vers, j'ai oublié d'arrêter de parler de moi
J'ai oublié de m'oublier comme un premier samedi du mois
J'ai l'impression de me mettre à poil depuis bientôt un quart d'heure
Sur ce coup là j'ai oublié de garder pas mal de pudeur
J'ai oublié de croire en l'existence d'un être supérieur
J'aime pas les jeux de hasard j'ai toujours été mauvais parieur
Par ailleurs, tant mieux, car je ne pourrais pas m'empêcher
De me dépêcher de me sauver pour pas confesser mes péchés
J'ai la pêche et à cette façade, faut pas forcément te fier
J'ai pas oublié d'être un con fier qu'a du mal à se confier
J'ai oublié de me plaindre quand ça en valait la peine
J'ai oublié d'ouvrir les vannes quand la coupe était pleine
A ce putain de texte, j'ai oublié de trouver une chute
Comme un cascadeur qui saute d'un avion sans parachute
Mais chut ! Faut que je me taise, car maintenant c'est la fin...
... . A vrai dire pas tout à fait car pour l'instant j'ai encore faim
J'ai oublié d'écrire ce que je crois et ce que je pense vraiment
J'ai oublié de croire à ce que j'écris machinalement
Mais finalement c'est peut-être mieux car se rappeler c'est subir
J'ai oublié de penser qu'il était préférable de se souvenir
J'ai oublié mon flow, j'ai oublié mon stylo
J'ai oublié mon micro et j'ai oublié tous les mots
J'ai oublié des tas de sujets, vous avez compris le concept
Alors pour pas trop vous saoulez je vais m'arrêter d'un coup sec.
Le Fantastique Fabien, le 'Grand Corps Malade', "J'ai oublié"
dimanche 19 juillet 2009
jeudi 16 juillet 2009
A la lumière
Dans l'essaim nébuleux des constellations,
Ô toi qui naquis la première,
Ô nourrice des fleurs et des fruits, ô Lumière,
Blanche mère des visions,
Tu nous viens du soleil à travers les doux voiles
Des vapeurs flottantes dans l'air :
La vie alors s'anime et, sous ton frisson clair,
Sourit, ô fille des étoiles !
Salut ! car avant toi les choses n'étaient pas.
Salut ! douce ; salut ! puissante.
Salut ! de mes regards conductrice innocente
Et conseillère de mes pas.
Par toi sont les couleurs et les formes divines,
Par toi, tout ce que nous aimons.
Tu fais briller la neige à la cime des monts,
Tu charmes le bord des ravines.
Tu fais sous le ciel bleu fleurir les colibris
Dans les parfums et la rosée ;
Et la grâce décente avec toi s'est posée
Sur les choses que tu chéris.
Le matin est joyeux de tes bonnes caresses ;
Tu donnes aux nuits la douceur,
Aux bois l'ombre mouvante et la molle épaisseur
Que cherchent les jeunes tendresses.
Par toi la mer profonde a de vivantes fleurs
Et de blonds nageurs que tu dores.
Au ciel humide encore et pur, tes météores
Prêtent l'éclat des sept couleurs.
Lumière, c'est par toi que les femmes sont belles
Sous ton vêtement glorieux ;
Et tes chères clartés, en passant par leurs yeux,
Versent des délices nouvelles.
Leurs oreilles te font un trône oriental
Où tu brilles dans une gemme,
Et partout où tu luis, tu restes, toi que j'aime,
Vierge comme en ton jour natal.
Sois ma force, ô Lumière ! et puissent mes pensées,
Belles et simples comme toi,
Dans la grâce et la paix, dérouler sous ta foi
Leurs formes toujours cadencées !
Donne à mes yeux heureux de voir longtemps encor,
En une volupté sereine,
La Beauté se dressant marcher comme une reine
Sous ta chaste couronne d'or.
Et, lorsque dans son sein la Nature des choses
Formera mes destins futurs,
Reviens baigner, reviens nourrir de tes flots purs
Mes nouvelles métamorphoses.
Anatole France (1844-1924), "A la lumière"
Ô toi qui naquis la première,
Ô nourrice des fleurs et des fruits, ô Lumière,
Blanche mère des visions,
Tu nous viens du soleil à travers les doux voiles
Des vapeurs flottantes dans l'air :
La vie alors s'anime et, sous ton frisson clair,
Sourit, ô fille des étoiles !
Salut ! car avant toi les choses n'étaient pas.
Salut ! douce ; salut ! puissante.
Salut ! de mes regards conductrice innocente
Et conseillère de mes pas.
Par toi sont les couleurs et les formes divines,
Par toi, tout ce que nous aimons.
Tu fais briller la neige à la cime des monts,
Tu charmes le bord des ravines.
Tu fais sous le ciel bleu fleurir les colibris
Dans les parfums et la rosée ;
Et la grâce décente avec toi s'est posée
Sur les choses que tu chéris.
Le matin est joyeux de tes bonnes caresses ;
Tu donnes aux nuits la douceur,
Aux bois l'ombre mouvante et la molle épaisseur
Que cherchent les jeunes tendresses.
Par toi la mer profonde a de vivantes fleurs
Et de blonds nageurs que tu dores.
Au ciel humide encore et pur, tes météores
Prêtent l'éclat des sept couleurs.
Lumière, c'est par toi que les femmes sont belles
Sous ton vêtement glorieux ;
Et tes chères clartés, en passant par leurs yeux,
Versent des délices nouvelles.
Leurs oreilles te font un trône oriental
Où tu brilles dans une gemme,
Et partout où tu luis, tu restes, toi que j'aime,
Vierge comme en ton jour natal.
Sois ma force, ô Lumière ! et puissent mes pensées,
Belles et simples comme toi,
Dans la grâce et la paix, dérouler sous ta foi
Leurs formes toujours cadencées !
Donne à mes yeux heureux de voir longtemps encor,
En une volupté sereine,
La Beauté se dressant marcher comme une reine
Sous ta chaste couronne d'or.
Et, lorsque dans son sein la Nature des choses
Formera mes destins futurs,
Reviens baigner, reviens nourrir de tes flots purs
Mes nouvelles métamorphoses.
Anatole France (1844-1924), "A la lumière"
mercredi 15 juillet 2009
Mortel
Nous savons que chaque homme est mortel, mais non que l'humanité doit mourir.
Simone de Beauvoir
Simone de Beauvoir
lundi 13 juillet 2009
Le Funambule
Le funambule est un artiste de cirque, héritier des danseurs de corde des XVIIIe et XIXe siècles. Il se déplace sur un fil tendu à une certaine hauteur du sol. Pour éviter de chuter, il se munit d'un balancier, qui a généralement une forme courbe. Ainsi, le centre de gravité de l'ensemble funambule-balancier se situe au-dessous de la hauteur du fil sur lequel il repose. Ceci permet de compenser l'inclination que le clown a de basculer. Le fil-de-fériste, contrairement au funambule, évolue sur un fil d'une hauteur maximale de 3 mètres (généralement une hauteur d'homme) au-dessus du sol. Le Jultagi en est la forme coréenne traditionnelle. Quant au slackline il s'agit d'une pratique sportive où le protagoniste tente de progresser sur une sangle légèrement élastique sans aucun accessoire.
(Wikipedia.fr)
Le film "Man on Wire" ("Le Funambule") a gaigné l'Oscar 2009 du meilleur documentaire. Le film raconte sa traversée la plus celebre, entre le sommet des deux tours du World Trade Center à New York le 7 août 1974.
(Wikipedia.fr)
Le film "Man on Wire" ("Le Funambule") a gaigné l'Oscar 2009 du meilleur documentaire. Le film raconte sa traversée la plus celebre, entre le sommet des deux tours du World Trade Center à New York le 7 août 1974.
samedi 11 juillet 2009
Pourquoi voyagez-vous ?
- Pourquoi voyagez-vous ?
- Pour trouver ceux qui savent encore vivre en paix.
Ella Maillart (20 février 1903 à Genève, Suisse - 27 mars 1997 à Chandolin, Suisse) est une écrivaine, photographe, journaliste et aventurière suisse.
- Pour trouver ceux qui savent encore vivre en paix.
Ella Maillart (20 février 1903 à Genève, Suisse - 27 mars 1997 à Chandolin, Suisse) est une écrivaine, photographe, journaliste et aventurière suisse.
jeudi 9 juillet 2009
Mademoiselle chante le blues
Y'en a qui élèvent des gosses au fond des hlm
Y'en a qui roulent leurs bosses du Brésil en Ukraine
Y'en a qui font la noce du côté d'Angoulême
Et y'en a qui en peuvent plus de jouer les sex symbols
Y'en a qui vendent l'amour au fond de leur bagnole
Mademoiselle chante le blues
Soyez pas trop jalouses
Mademoiselle boit du rouge
Mademoiselle chante le blues
Y'en a huit heures par jour qui tapent sur des machines
Y'en a qui font la cour masculine féminine
Y'en a qui lèchent les bottes comme on lèche des vitrines
Et y'en a même qui font du cinéma, qu'on appellent Marilyn
Mais Marilyn Dubois s'ra jamais Norma Jean
Faut pas croire que l'talent c'est tout c'qu'on s'imagine
Elle a du gospel dans la voix et elle y croit
Y'en a qui s'font bonne soeur, avocat, pharmacienne
Y'en a qui ont tout dit quand elles ont dit je t'aime
Y'en a qui sont vieilles filles du côté d'Angoulême
Y'en a même qui jouent femmes libérées
Petit joint et gardénal qui mélangent vie en rose et image d'Epinal
Qui veulent se faire du bien sans jamais s'faire du mal
Patricia Kaas, "Mademoiselle chante le blues"
Y'en a qui roulent leurs bosses du Brésil en Ukraine
Y'en a qui font la noce du côté d'Angoulême
Et y'en a qui en peuvent plus de jouer les sex symbols
Y'en a qui vendent l'amour au fond de leur bagnole
Mademoiselle chante le blues
Soyez pas trop jalouses
Mademoiselle boit du rouge
Mademoiselle chante le blues
Y'en a huit heures par jour qui tapent sur des machines
Y'en a qui font la cour masculine féminine
Y'en a qui lèchent les bottes comme on lèche des vitrines
Et y'en a même qui font du cinéma, qu'on appellent Marilyn
Mais Marilyn Dubois s'ra jamais Norma Jean
Faut pas croire que l'talent c'est tout c'qu'on s'imagine
Elle a du gospel dans la voix et elle y croit
Y'en a qui s'font bonne soeur, avocat, pharmacienne
Y'en a qui ont tout dit quand elles ont dit je t'aime
Y'en a qui sont vieilles filles du côté d'Angoulême
Y'en a même qui jouent femmes libérées
Petit joint et gardénal qui mélangent vie en rose et image d'Epinal
Qui veulent se faire du bien sans jamais s'faire du mal
Patricia Kaas, "Mademoiselle chante le blues"
mardi 7 juillet 2009
Les fleurs du printemps
Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges.
Khalil Gibran
Khalil Gibran
lundi 6 juillet 2009
Tableau de chasse
Danse avec moi
Poupée de crinoline
Deviens ma proie
Libertine
Vierge aux abois
Va et viens
Défais-moi donc ce lit à baldaquin
Qu'en deux temps trois mouvements
L'on badine
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mise à mort
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mort
Sous mes verrous
Tu perdras ta vertu
Précieux atout
Ridicule
Sous mes yeux verts de galant
Délace-moi ce balconnet de soie
Que l'on morde enfin
Ton fruit défendu
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mise à mort
{x3:}
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mort
Danse avec moi
(Passacaille ou gavotte et rigodon)
La mazurka
(Gigue ou chaconne ou menuet)
Dans mon théâtre
(Au parfum de sang, coureur de cotillons)
De lèvres ce soir
(Je serai ton nouveau trophée)
Claire Diterzi, "Tableu de chasse"
Le vidéo est très amusant !
Poupée de crinoline
Deviens ma proie
Libertine
Vierge aux abois
Va et viens
Défais-moi donc ce lit à baldaquin
Qu'en deux temps trois mouvements
L'on badine
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mise à mort
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mort
Sous mes verrous
Tu perdras ta vertu
Précieux atout
Ridicule
Sous mes yeux verts de galant
Délace-moi ce balconnet de soie
Que l'on morde enfin
Ton fruit défendu
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mise à mort
{x3:}
Sonnez l'hallali
Sonnez ma mort
Danse avec moi
(Passacaille ou gavotte et rigodon)
La mazurka
(Gigue ou chaconne ou menuet)
Dans mon théâtre
(Au parfum de sang, coureur de cotillons)
De lèvres ce soir
(Je serai ton nouveau trophée)
Claire Diterzi, "Tableu de chasse"
Le vidéo est très amusant !
dimanche 5 juillet 2009
C´est la vie
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
aucun passant ne nous renseigne
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
qui fait qu’on restera nous même
c’est la vie
c’est la vie quand même
c’est pas vilain l'Ille et Vilaine
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
anxiolytiques et café crème
la vie qui brûle nos idoles
une grue dans la cour de l'école
moi je n’oublie pas
nos premier pas
je n´oublie pas
je n´oublie pas
je n´oublie pas
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
on baigne dans son sang tout baigne
c’est la vie
c’est la vie quand même
on voudrait boire l'eau des fontaines
c’est la vie
c’est la vie bohème
la nuit qu’on préfère les enseignes
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
il est grand temps qu'on se renseigne
la vie qui brûle nos idoles
comme l'été brûle l'herbe folle
moi je n’oublie pas
nos premiers pas
je n’oublie pas non plus
le premier clash
les premiers mots crus
et cette paire de claques
sur le clic clac...clac
je cours dans les flaques
Coralie Clément, "C´est la vie"
c’est la vie qu’on mène
aucun passant ne nous renseigne
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
qui fait qu’on restera nous même
c’est la vie
c’est la vie quand même
c’est pas vilain l'Ille et Vilaine
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
anxiolytiques et café crème
la vie qui brûle nos idoles
une grue dans la cour de l'école
moi je n’oublie pas
nos premier pas
je n´oublie pas
je n´oublie pas
je n´oublie pas
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
on baigne dans son sang tout baigne
c’est la vie
c’est la vie quand même
on voudrait boire l'eau des fontaines
c’est la vie
c’est la vie bohème
la nuit qu’on préfère les enseignes
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
il est grand temps qu'on se renseigne
la vie qui brûle nos idoles
comme l'été brûle l'herbe folle
moi je n’oublie pas
nos premiers pas
je n’oublie pas non plus
le premier clash
les premiers mots crus
et cette paire de claques
sur le clic clac...clac
je cours dans les flaques
Coralie Clément, "C´est la vie"
vendredi 3 juillet 2009
Samba de mon coeur qui bat
Mon dieu que c'est lâche
Que c'est fâcheux
Quelle tragédie, quel tracas
Mon dieu que c'est vache
Mon amoureux est reparti là-bas
Mon dieu que c'est triste
Il m'aimait si peu
Moi je l'aimais tant je crois
Mon dieu tu t'en fiches
Toi tu n'as d'yeux
Que pour une autre que moi
Même si le temps passe
Je n'oublie pas
La samba
La samba des jours avec toi
La samba des jours avec toi
La samba de mon coeur qui bat
La samba
La samba des jours avec toi
La samba des jours avec toi
La samba de mon coeur qui bat
Samba de mon coeur qui bat
Mon dieu que c'est moche
C'est ennuyeux
Tu t'es joué de moi
Mon dieu que c'est cloche
De se dire adieu
Et Paris est si froid
Mon dieu si tu existes même un peu
Ramène-moi
Mon aquarelliste
Si vaniteux
Qui ne peignait que moi
Même si le temps passe
Je n'oublie pas
Coralie Clément, "Samba de mon coeur qui bat"
Elle est merveilleuse !
Que c'est fâcheux
Quelle tragédie, quel tracas
Mon dieu que c'est vache
Mon amoureux est reparti là-bas
Mon dieu que c'est triste
Il m'aimait si peu
Moi je l'aimais tant je crois
Mon dieu tu t'en fiches
Toi tu n'as d'yeux
Que pour une autre que moi
Même si le temps passe
Je n'oublie pas
La samba
La samba des jours avec toi
La samba des jours avec toi
La samba de mon coeur qui bat
La samba
La samba des jours avec toi
La samba des jours avec toi
La samba de mon coeur qui bat
Samba de mon coeur qui bat
Mon dieu que c'est moche
C'est ennuyeux
Tu t'es joué de moi
Mon dieu que c'est cloche
De se dire adieu
Et Paris est si froid
Mon dieu si tu existes même un peu
Ramène-moi
Mon aquarelliste
Si vaniteux
Qui ne peignait que moi
Même si le temps passe
Je n'oublie pas
Coralie Clément, "Samba de mon coeur qui bat"
Elle est merveilleuse !
mercredi 1 juillet 2009
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